On en dit souvent du mal des banlieues, et ce n’est pas toujours injustifié. Les feux tricolores semblent durer une éternité, les trottoirs s’arrêtent au milieu du pâté de maisons, et chaque centre commercial semble avoir été conçu en privilégiant d’abord le parking, puis les personnes. Mais la nourriture a le don d’adoucir les esprits. Certains plats et en-cas font que les banlieues apparaissent moins comme une blague que comme une source de réconfort bien particulière. Voici 20 mets qui poussent les gens à défendre les banlieues.
1. Poulet rôti de Costco
Cet endroit est la mascotte officieuse de l’efficacité en banlieue. On y entre pour acheter des sacs poubelles et des essuie-tout, et on en ressort, on ne sait trop comment, avec le dîner, le déjeuner du lendemain et la satisfaction d’avoir déjoué le système. C’est d’autant plus savoureux que cela résout le problème de la préparation des repas avant même que quiconque ait à admettre qu’il y en avait un.
2. Les bretzels du centre commercial
Un bretzel moelleux acheté dans un centre commercial n’est jamais simplement un bretzel. C’est du sel chaud, du faux beurre et l’odeur d’un après-midi d’enfance passé à flâner devant les magasins de chaussures, sans nulle part où se dépêcher d’aller. Les banlieues savent bien que les collations sont en réalité des pauses, et un bretzel vous offre dix minutes de répit sous les néons.
3. Gâteau en plaque du supermarché
Les gâteaux en plaque vendus en supermarché ne prétendent pas être raffinés. Ils sont recouverts d’un glaçage épais, décorés de fleurs aux couleurs vives et portent le nom de quelqu’un écrit au gel bleu qui tache la langue. On les retrouve lors des anniversaires, des départs à la retraite, des repas d’équipe de foot et de toutes les fêtes où les chaises pliantes sont plus nombreuses que les invités.
4. Sandwichs pour le petit-déjeuner au drive
Il y a quelque chose de typiquement banlieusard à manger un sandwich chaud pour le petit-déjeuner dans sa voiture, garée près d’une banque, d’une crèche ou d’un magasin de pneus. L’œuf est souvent trop rond, le fromage trop parfait, et pourtant, le tout fonctionne. Certains matins, on a besoin d’un repas servi à la fenêtre.
5. Trempette au poulet Buffalo
La sauce au poulet Buffalo, c’est ce qui arrive quand une réunion de quartier cesse de faire semblant d’être décontractée. Quelqu’un branche une mijoteuse, sort un bol de chips tortilla, et tout à coup, la moitié des invités se presse autour du comptoir, chacun avec ses opinions bien arrêtées sur le piquant. Elle est crémeuse, salée, un peu acidulée, et on en abuse dangereusement facilement.
6. Gressins des chaînes de restaurants
On se moque des chaînes de restaurants jusqu’à ce que les gressins arrivent sur la table. Puis, la corbeille circule, la conversation s’interrompt, et tout le monde se rappelle qu’il est difficile de résister à du pain à l’ail tout chaud. Les banlieues connaissent bien ce genre de réconfort : de grandes banquettes, des verres rapidement remplis, et suffisamment de nourriture pour que personne n’ait à se priver.
7. Backyard Burgers
Un hamburger fait maison n’a pas besoin d’être parfait pour être bon. Il sort généralement du barbecue avec quelques traces de brûlure, atterrit sur une assiette en carton et se mange pendant que quelqu’un, à côté, parle de la pelouse. C’est là que la banlieue se montre sous son meilleur jour : un bout de gazon, quelques chaises, et un dîner qui se prolonge doucement jusqu’au bout de la soirée.
8. Une pizza surgelée un vendredi soir
La pizza surgelée ne cherche pas à impressionner qui que ce soit. C’est le dîner idéal après une longue semaine, quand personne n’a envie de comparer les frais de livraison ni de se prendre la tête à organiser quoi que ce soit. Il y a un vrai réconfort à la sortir de sa boîte, à la glisser dans le four et à savoir exactement à quoi s’attendre pour la soirée.
9. Des pancakes dans un restaurant ouvert 24 h/24
Dans les restaurants de banlieue, on sait faire des pancakes qui semblent tout droit sortis d’un menu plastifié, car c’est effectivement le cas. Ils sont servis trop gros, trop moelleux, et prêts à accueillir un morceau de beurre qui fondra en leur centre. Le café est peut-être moyen, mais on se sent bien dans ces banquettes après un film, un match ou un long trajet en voiture pour rentrer chez soi.
10. Des bagels achetés dans un centre commercial
C’est entre un salon de manucure et une agence d’assurance qu’on trouve certains des meilleurs bagels. L’enseigne est défraîchie, la file avance vite, et la personne derrière le comptoir sait déjà qui veut du fromage à la crème aux oignons verts. C’est la culture gastronomique de banlieue à son meilleur : les bonnes adresses se cachent à la vue de tous, juste à côté des places de parking et des pressings.
11. Kits pour soirée tacos
Une soirée tacos à base de plats préparés ne devrait pas être aussi sympa qu’elle l’est. Les coques se cassent, le sachet d’assaisonnement fait tout le travail, et la laitue émincée donne en quelque sorte un air de vrai repas. Chacun se sert son assiette, se plaint des coques cassées, puis se ressert quand même.
12. Plats chinois à emporter dans des barquettes blanches
Les plats à emporter chinois de banlieue ont une ambiance qui leur est propre. Le menu est immense, les portions sont généreuses et les barquettes semblent se multiplier dans le frigo du jour au lendemain. C’est la nourriture idéale pour les soirées cinéma, les journées de travail qui s’éternisent et les familles qui mangent à tour de rôle, avec des lo mein froids qui attendent de nous offrir une petite récompense tranquille le lendemain.
13. Nachos du stand de restauration de la Little League
Les nachos vendus aux buvettes des matchs de la Little League ont à peine de quoi mériter ce nom, mais c’est justement ce qui fait leur charme. Les chips sont rondes, le fromage est d’un jaune vif, et le tout a encore meilleur goût parce qu’on le déguste dans les gradins entre deux manches. C’est bon parce que ça rappelle le plaisir d’être dehors tout l’après-midi, sans avoir envie d’être ailleurs.
14. Plateaux de sandwichs
Un plateau de charcuterie, c’est la solution typique des banlieues face à l’imprévu. Personne ne sait exactement combien de personnes vont venir, alors la solution, c’est du pain, de la charcuterie, de la laitue émincée et une pile de serviettes. C’est parfait pour toutes les occasions trop décontractées pour faire appel à un traiteur et trop nombreuses pour cuisiner soi-même.
15. Brioches à la cannelle du centre commercial
Chaque banlieue a son centre commercial, qui n’est pas vraiment en plein essor, mais qui n’a pas non plus complètement disparu. Quelque part à l’intérieur, une pâtisserie spécialisée dans les brioches à la cannelle continue de transformer le beurre, le sucre et le glaçage en une bonne raison de s’attarder. On le sent avant même de le voir, et tout à coup, cette course supplémentaire ne semble plus si pénible.
16. Pommes de terre au four farcies
Une pomme de terre au four garnie est un plat tout simple, jusqu’à ce qu’elle ne le soit soudainement plus. Ajoutez-y du fromage, de la crème fraîche, du bacon et de la ciboulette, et une simple pomme de terre devient le plat principal. C’est un luxe typiquement de banlieue, ni rare ni raffiné, juste chaud, copieux et un peu excessif.
17. Gâteau glacé
À côté d’un gâteau glacé, un gâteau d’anniversaire classique semble un peu trop sage. Il est frais, sucré et suffisamment spectaculaire pour qu’il faille prévoir de la place au congélateur à l’avance. Au moment de le découper, tout le monde se dispute soudainement pour savoir qui aura la part du coin.
18. Barbecue d'un petit restaurant au bord de la route
Les restaurants de barbecue de banlieue sont souvent situés près d’une autoroute, avec des tables de pique-nique à l’extérieur et des bouteilles de sauce qui en ont vu de toutes les couleurs. La poitrine de bœuf est peut-être excellente, ou bien ce sont les côtes qui font que les clients reviennent sans cesse. Quoi qu’il en soit, c’est devenu un secret d’initiés, défendu avec le même sérieux que celui que d’autres établissements réservent à la haute gastronomie.
19. Sushis vendus en supermarché
Les sushis vendus en supermarché se sont tellement améliorés que certains les défendent désormais avec une passion surprenante. Ce n’est pas le repas le plus raffiné au monde, mais c’est propre, pratique et souvent exactement ce dont on a envie à 12 h 43. La banlieue regorge de ces petits compromis qui s’avèrent finalement meilleurs que prévu.
20. Plats mijotés
Les plats mijotés constituent le pilier émotionnel de la banlieue. On les sert après une naissance, une opération, des funérailles, ou n’importe quelle semaine où une famille semble avoir besoin d’une décision de moins à prendre. Un bon plat mijoté n’a pas besoin d’impressionner qui que ce soit ; il suffit qu’il soit chaud, copieux et qu’il vous attende sous une feuille d’aluminium, avec votre nom écrit sur le couvercle.