La nourriture en prison n’est pas vraiment réputée pour son luxe, mais elle est plus variée que beaucoup ne le pensent. Dans certains pays, les repas servis en prison sont considérés comme un élément essentiel de la réinsertion, de la santé et du respect de la dignité humaine, tandis que dans d’autres, la nourriture est avant tout un moyen économique de maintenir les détenus en vie et de les garder calmes. Voici 20 pays classés selon la qualité de leur nourriture en prison, du meilleur au pire.
1. Norvège
La Norvège est souvent citée comme l’un des meilleurs exemples en matière de restauration carcérale respectueuse de la dignité humaine. Dans certains établissements, les détenus peuvent cuisiner, faire leurs courses parmi des ingrédients autorisés ou déguster des repas qui s’apparentent davantage à une cuisine familiale classique qu’à des plateaux-repas institutionnels. La philosophie pénitentiaire générale du pays met fortement l’accent sur la réinsertion, ce qui implique de considérer l’alimentation comme un élément essentiel de la dignité au quotidien.
2. Danemark
Le Danemark se classe également en bonne position car son système d’alimentation en prison est souvent associé à l’acquisition de compétences de la vie quotidienne et à la responsabilité personnelle. Certains détenus danois préparent eux-mêmes leurs repas ou participent à des cuisines collectives, ce qui permet d’obtenir des repas plus frais et mieux adaptés à leurs goûts. Cette approche considère la cuisine comme une routine utile plutôt que comme un simple problème logistique.
3. Suède
La restauration carcérale en Suède bénéficie généralement de l’importance accordée par le pays au bien-être, à la santé et à la réinsertion. Les repas doivent généralement respecter des normes nutritionnelles, et l’alimentation peut contribuer à maintenir une routine et à préserver la dignité des détenus. À l’instar d’autres systèmes nordiques, l’objectif est souvent de préparer les détenus à la vie à l’extérieur plutôt que de se contenter de les parquer.
4. Finlande
La Finlande figure parmi les pays les mieux classés, car son système pénitentiaire partage bon nombre des priorités nordiques en matière de réinsertion et de conditions de détention respectueuses de la dignité humaine. L’alimentation est généralement considérée comme faisant partie intégrante de l’environnement carcéral au sens large, et non comme une simple ligne budgétaire à réduire jusqu’à ce que le moral des détenus s’effondre. Dans certains établissements, les détenus peuvent être davantage impliqués dans la préparation des repas, ce qui permet de donner à ceux-ci un caractère moins institutionnel.
5. Islande
L’Islande compte une population carcérale réduite par rapport à de nombreux pays, ce qui peut faciliter la gestion de la restauration. Son approche pénitentiaire s’inspire généralement du modèle nordique, qui met l’accent sur un traitement humain et la réinsertion. Les systèmes de plus petite taille permettent parfois d’accorder une attention plus personnalisée à l’alimentation, aux routines et aux besoins fondamentaux.
6. Japon
On dit souvent que les repas servis dans les prisons japonaises sont sobres, bien structurés et soigneusement dosés. La nourriture n’est peut-être pas très appétissante, mais elle est généralement équilibrée, bien présentée et proche des plats japonais de tous les jours, comme le riz, la soupe, le poisson, les légumes et le thé. Ce genre de repas peut sembler simple, mais la simplicité peut être un compliment quand l’alternative est un mystérieux pain gris.
7. France
La France se classe bien car même la restauration collective y répond souvent aux attentes en matière de repas équilibrés. La nourriture en prison reste de la nourriture de prison, mais les établissements français peuvent proposer des repas équilibrés comprenant du pain, des légumes, des protéines et des plats familiers sur le plan culturel. Dans certains établissements, il existe également des cantines, ce qui permet aux détenus de compléter leur ration s’ils en ont les moyens.
8. Italie
La nourriture servie dans les prisons italiennes peut varier, mais la culture culinaire générale du pays constitue un atout. Les repas peuvent comprendre des pâtes, des légumes, du pain, des fruits, des légumineuses ou d’autres aliments de base familiers, selon l’établissement. Les prisons italiennes sont également confrontées à des problèmes de surpopulation et de ressources, il ne faut donc pas trop idéaliser la situation. Cela dit, lorsque les pâtes et les produits frais font partie de l’alimentation de base, le plateau-repas moyen a de bonnes chances de plaire.
9. Allemagne
En Allemagne, les repas servis en prison sont généralement pratiques et réglementés, et mettent l’accent sur la valeur nutritive et la routine. Selon l’établissement, les repas peuvent comprendre du pain, des pommes de terre, des légumes, de la viande, des produits laitiers et des plats chauds qui s’apparentent davantage à la cuisine institutionnelle classique qu’à une cuisine purement punitive. La qualité peut varier, mais le niveau de base est généralement plus satisfaisant que dans les établissements où les budgets sont extrêmement limités.
10. Australie
L’Australie se situe dans la moyenne, car la qualité de la nourriture en prison varie selon les États, les établissements et le niveau de sécurité. La plupart des repas sont simples mais équilibrés, et certaines prisons proposent des menus conçus pour répondre aux besoins nutritionnels. Il existe également des cantines où les détenus peuvent acheter des produits supplémentaires, mais cela dépend de leurs moyens financiers et de leur accès à ces services.
11. Canada
La nourriture servie dans les prisons canadiennes est souvent meilleure que les pires exemples, mais elle n’est pas non plus de nature à remporter des prix. Les systèmes fédéral et provinciaux présentent des différences, et des plaintes concernant la qualité, la taille des portions et l’adéquation culturelle continuent d’être formulées. Les repas visent généralement à répondre aux exigences nutritionnelles, mais respecter ces exigences n’est pas synonyme de servir des plats savoureux.
12. Royaume-Uni
Le Royaume-Uni a une réputation mitigée en matière de repas servis en prison. Certains établissements se sont efforcés d’améliorer la qualité nutritionnelle et de proposer des menus plus variés, tandis que d’autres font l’objet de plaintes concernant la qualité, les portions et une culture alimentaire médiocre.
13. Espagne
La nourriture servie dans les prisons espagnoles est généralement fonctionnelle et varie selon les régions. Les repas peuvent comprendre des aliments de base tels que du riz, des légumineuses, des légumes, du pain, du poisson ou de la viande, selon l’établissement et le budget. La culture gastronomique du pays est très riche, mais la nourriture servie en prison se résume généralement à des repas simples, préparés en grande quantité.
14. Portugal
Le Portugal se classe dans la moyenne inférieure, car les repas servis en prison y sont généralement pratiques, mais ne sont pas particulièrement réputés pour leur qualité. La nourriture peut refléter les aliments de base locaux, tels que la soupe, le riz, les haricots, le poisson, les légumes ou le pain, mais les conditions dans les établissements et les budgets disponibles jouent un rôle déterminant. Comme dans de nombreux pays, l’écart entre les normes nutritionnelles officielles et la réalité de l’alimentation peut être notable.
15. Brésil
La nourriture servie dans les prisons brésiliennes varie énormément, en partie parce que le système pénitentiaire lui-même est confronté à une grave surpopulation et à de grandes inégalités. Certains repas peuvent comprendre du riz, des haricots, de la viande et des légumes, ce qui semble satisfaisant sur le papier. Le problème, c’est que la qualité, la taille des portions, les conditions d’hygiène et la régularité de l’approvisionnement peuvent varier considérablement d’un établissement à l’autre.
16. Mexique
La nourriture servie dans les prisons mexicaines peut varier considérablement selon l’établissement et les ressources disponibles. Certains détenus peuvent recevoir des repas de base, tels que des haricots, du riz, des tortillas, de la soupe ou des ragoûts, tandis que d’autres comptent sur le soutien de leur famille ou sur des achats à la cantine pour améliorer leur alimentation. Cette dépendance vis-à-vis de l’extérieur est importante, car elle peut aggraver les inégalités au sein de la prison.
17. Afrique du Sud
La nourriture servie dans les prisons sud-africaines est généralement décrite comme simple et économique. Les repas peuvent comprendre des aliments de base tels que la bouillie de maïs, du pain, des légumes, des haricots ou de la viande, lorsqu’elle est disponible. Comme dans de nombreux systèmes, les principales préoccupations concernent la qualité, la régularité, la valeur nutritionnelle et la capacité des repas à répondre aux besoins des personnes ayant des régimes alimentaires dictés par des raisons médicales, religieuses ou culturelles.
18. Inde
La nourriture servie dans les prisons indiennes varie considérablement selon les États, les établissements pénitentiaires et les administrations locales. Les repas comprennent souvent des aliments de base tels que le riz, le dal, le chapati, les légumes et le thé, qui peuvent être nourrissants lorsqu’ils sont bien préparés. Cependant, la surpopulation carcérale, les budgets limités et le manque d’un contrôle uniforme peuvent nuire à la qualité et à la quantité des repas.
19. Russie
La Russie se classe en bas du classement car la nourriture servie en prison est depuis longtemps synonyme d’austérité, de manque de variété et de conditions de détention difficiles. Les repas se composent souvent d’aliments de base tels que la bouillie, la soupe, le pain, les pommes de terre, le chou ou le poisson, selon l’établissement. Des rapports et des témoignages personnels ont souvent décrit la nourriture servie en prison comme fade, monotone ou insuffisante.
20. États-Unis
Les États-Unis obtiennent un mauvais classement car la qualité de la nourriture servie dans les prisons et les centres de détention est extrêmement inégale et souvent fortement influencée par les mesures de réduction des coûts, la privatisation et la gestion locale. Certains établissements servent des repas qui, techniquement, respectent les normes, mais de nombreux détenus et défenseurs des droits des détenus font état d’une alimentation médiocre, de petites portions, d’aliments dangereux et d’une forte dépendance vis-à-vis des achats effectués au magasin de la prison. Des reportages et des actions de sensibilisation récents ont soulevé des inquiétudes concernant la faim, les aliments avariés et les plats transformés à forte teneur en sodium dans les établissements pénitentiaires américains.