20 aliments de survie historiques qui ont marqué l’histoire de l’exploration humaine
Bien avant l’apparition des plats de camping lyophilisés et des barres énergétiques sous vide, repousser les limites de la carte exigeait une certaine obstination culinaire. Les premiers aventuriers ne pouvaient pas vraiment s’arrêter pour manger un fast-food lorsqu’ils traversaient des océans inexplorés ou parcouraient des toundras gelées ; ils devaient donc compter sur des rations de survie ingénieuses, conçues pour résister aux éléments. Ces aliments historiques étaient rarement raffinés, et ils n’ont certainement remporté aucun prix pour leur présentation ou leur saveur gastronomique.
1. Biscuits de marine
Au fil des siècles, les marins et les soldats connaissaient cette ration de survie légendaire comme un mélange de farine, d’eau et de sel à vous casser les dents. Cuite à plusieurs reprises pour en éliminer la moindre trace d’humidité, elle pouvait facilement se conserver pendant des années dans la cale d’un navire si elle était gardée au sec. Il fallait ramollir ces carrés durs comme de la pierre dans de l’eau, du café ou de la soupe.
2. Le pemmican des Amérindiens
Le pemmican était une invention géniale composée de graisse de viande séchée, de suif fondu et de baies écrasées, le tout mélangé. Les chasseurs, les explorateurs et les commerçants de fourrures l’appréciaient beaucoup, car il se conservait pendant des semaines sans réfrigération et offrait une quantité incroyable de calories par portion. On pouvait le manger froid pendant la randonnée ou le faire mijoter dans un ragoût après le dîner.
3. Carrés de soupe à emporter
La « soupe portable » était l’ancêtre des cubes de bouillon d’aujourd’hui. Elle a été inventée en faisant réduire du bouillon de viande jusqu’à obtenir une substance gélatineuse, semblable à une feuille de caoutchouc. Le capitaine James Cook emportait de la soupe portable lors de ses célèbres expéditions afin de préserver la santé de son équipage dans des environnements froids et humides.
4. Les « borts » mongols
Des empires se sont élevés et sont tombés en fonction de la quantité de « borts » qu’ils pouvaient stocker. Le « borts » est essentiellement de la viande de cheval ou de bœuf séchée à l’air libre puis pilée, que l’on peut transformer en une poudre nutritive. Les guerriers mongols rangeaient cette poudre finement broyée dans des sachets fixés sur leurs chevaux afin de pouvoir y accéder facilement.
5. Choucroute à bord
Aujourd’hui, on apprécie le chou fermenté pour ses bienfaits sur la santé intestinale. Mais autrefois, les marins considéraient la choucroute comme un élément essentiel pour lutter contre le scorbut lors des longs voyages. Le chou fermenté pouvait se conserver pendant des mois dans des tonneaux en bois, alors que les autres produits agricoles finissaient généralement par pourrir.
6. Maïs séché
Les Amérindiens ont trouvé le moyen de faire griller des grains de maïs à la flamme vive sans les faire bouillir dans l’eau. Cette technique a permis d’obtenir un en-cas léger, facile à emporter et riche en glucides, source d’énergie durable. Idéal pour les voyageurs qui avaient besoin d’un en-cas rapide lorsqu’ils étaient en déplacement toute la journée.
7. Les « barils de porc salé »
Avant l’apparition des réfrigérateurs, la viande était conservée en empilant des morceaux de porc dans des tonneaux recouverts d’épaisses couches de sel. C’est le sel qui empêchait la prolifération bactérienne, mais au détriment de la saveur. Le porc se transformait alors en une brique détrempée et salée qu’il fallait rincer abondamment avant de la cuisiner.
8. Le « buccellatum » de la Rome antique
Considérez le « buccellatum » comme le carburant qui a permis de remporter des guerres dans la Rome antique. Les légionnaires romains comptaient sur ce biscuit cuit deux fois pour garder leurs forces pendant les longues marches. Sa production était strictement réglementée par le gouvernement afin de garantir une qualité et une taille constantes.
9. Morue séchée
La morue salée est devenue un produit de commerce mondial lorsque les pêcheurs européens ont compris à quel point il était facile de la conserver au soleil. Riche en protéines, la morue séchée pouvait se conserver pendant des années si elle était stockée dans de bonnes conditions. Avant de pouvoir la consommer, il fallait aplatir les morceaux à l’aide d’un pilon et les faire bouillir pendant des heures.
10. Pâtes « Chicha de Jora »
Les messagers incas qui parcouraient les Andes comptaient sur la pâte de « chicha de jora » pour maintenir leur niveau d’énergie. Fabriquée à partir de maïs séché, cette pâte pouvait être mélangée à de l’eau pour former une boisson épaisse. Elle servait de carburant liquide extrêmement efficace qui assurait la cohésion d’un immense royaume montagneux.
11. Tsampa d'orge grillée
Depuis des siècles, les nomades tibétains et les explorateurs des hautes altitudes comptent sur ce mélange simple à base de farine d’orge grillée et de beurre de yak. Il suffit de mélanger les ingrédients directement à la main dans un petit bol jusqu’à obtenir une boule dense et pâteuse qui calme instantanément la faim. La farine étant déjà cuite lors du processus de torréfaction, vous pouvez la déguster n’importe où sans avoir besoin d’allumer un feu.
12. Pommes de terre « chuño » déshydratées
Bien avant l’apparition des techniques modernes de congélation, les peuples autochtones des Andes tiraient parti du climat extrême des montagnes pour lyophiliser naturellement les pommes de terre. Ils laissaient les tubercules à l’air libre pendant les nuits glaciales, puis les piétinaient pendant la journée afin d’en extraire toute trace d’humidité. Les boulettes légères et crayeuses ainsi obtenues pouvaient être conservées dans des entrepôts pendant près d’une décennie.
13. Saucisse militaire aux petits pois
Peu de gens le savent, mais la soupe allemande aux petits pois était en réalité conditionnée dans un boyau de saucisse. Facile à fendre pour y verser de l’eau bouillante, cette « saucisse aux petits pois » constituait une source de nourriture pratique pour les armées en campagne au XIXe siècle.
14. Dattes séchées sucrées
Les dattes constituent un autre aliment naturellement sucré qui contribuait à prévenir la détérioration des aliments. Lors de leur traversée du désert du Sahara, les voyageurs pouvaient grignoter des dattes pour apaiser leur faim. Elles contiennent de nombreuses vitamines et procurent un regain d’énergie rapide dès leur consommation.
15. Boeuf séché de l'armée
On peut vraiment parler d’une véritable révolution. Il n’était désormais plus nécessaire de disposer de viande fraîche pour satisfaire les marins pendant leurs voyages. Les améliorations apportées au processus de mise en conserve ont permis la création du « bully beef », qui ressemble à un tube rectangulaire de corned-beef.
16. Biscuits au malt concentré
La peur et l’excitation animaient Ernest Shackleton et son équipage tandis qu’ils engloutissaient des biscuits au malt hypercaloriques. Spécialement conçus pour les conditions de l’Antarctique, ces biscuits fournissaient aux explorateurs une énergie considérable par once.
17. Chair de noix de coco séchée
Rien ne vaut le plaisir de se blottir avec un bon bol de flocons d’avoine et de chair de noix de coco séchée après une longue journée en mer. Mais sérieusement, la noix de coco séchée apportait des graisses saines et des vitamines qui aidaient les marins polynésiens à tenir la distance. Hachez-la et dégustez-la comme en-cas, ou faites-la cuire comme vous le feriez avec des flocons d’avoine.
18. Pâte de poi fermentée
En parlant de flocons d’avoine, les habitants des îles du Pacifique emportaient également de la pâte de poi pour s’approvisionner en glucides lors de leurs longs voyages. La pâte de poi est fabriquée à partir de racines de taro fermentées et peut se conserver pendant des mois sans réfrigération. Cette pâte riche en amidon leur apportait les glucides complexes dont ils avaient besoin.
19. Gâteaux aux figues confites
Les civilisations antiques, de la Phénicie à la Grèce, dépendaient fortement des galettes de figues séchées. Les ouvriers compressaient les figues séchées pour en faire des briques afin de réduire la teneur en air des galettes. Il s’agissait d’un produit très prisé.
20. Briques de thé compressées
Enfin, il y a les briques de thé. Le thé n’était pas seulement une source de réconfort pour les explorateurs d’autrefois, mais aussi une monnaie d’échange. Les briques de thé pouvaient être échangées le long de la Route de la Soie contre des marchandises fraîches.