Il se passe quelque chose dès l’instant où l’on déballe un en-cas que l’on n’a pas touché depuis le CE2. L’odeur nous frappe d’abord, puis la couleur, et enfin, un instant plus tard, le goût proprement dit, qui ne correspond presque jamais à ce que notre cerveau nous avait promis. Certains en-cas vieillissent comme un bon jean. D’autres vieillissent comme du lait laissé dans une voiture surchauffée, et aucune loyauté d’enfance ne peut les sauver une fois que l’on est adulte et que l’on a un palais qui fonctionne. Voici 20 friandises qui semblaient magiques à l’époque et qui ont aujourd’hui un goût de raté.
1. Les « Gushers »
Les « Gushers » promettaient une explosion de jus de fruits qui, en réalité, avait toujours davantage le goût d’un dentifrice aromatisé aux desserts que ne le laissait entendre l’emballage. Si on en croque un aujourd’hui, c’est sa texture qui pose vraiment problème : une peau épaisse et cireuse entoure un sirop qui recouvre les dents d’une manière qui fait moins penser à un en-cas qu’à un danger pour la santé dentaire. Le côté « gusher » fonctionne toujours, techniquement parlant, mais cela n’a jamais vraiment été son attrait principal.
2. Bagel Bites
Les Bagel Bites sortaient du micro-ondes soit brûlants au centre, soit glacés sur les bords, et d’une certaine manière, cette irrégularité faisait partie de leur charme quand on avait neuf ans. La croûte ne devenait jamais aussi croustillante que sur la photo de la boîte, et le fromage avait une texture légèrement caoutchouteuse qui n’avait de sens que pour un enfant qui n’y prêtait pas vraiment attention. Aujourd’hui, l’odeur à elle seule suffit à vous donner envie de vous tourner plutôt vers une vraie pizza.
3. Pizza Lunchables
Ce petit kit de pizza, avec sa pâte au goût de carton et son sachet de sauce qui avait un léger arrière-goût de ketchup, était en quelque sorte le moment fort de la pause déjeuner du mardi. Se préparer sa propre mini-pizza donnait l’impression d’un acte d’indépendance, même si le résultat final ressemblait davantage à un projet de sciences qu’à un vrai repas. Essayez-en une à l’âge adulte, et vous verrez que tout cela n’est qu’un véritable concentré de sodium déguisé en divertissement.
4. Sauce au fromage Handi-Snacks
Ce petit plateau en plastique avec sa sauce au fromage et ses bâtonnets de bretzel, c’était un vrai festin à l’école primaire, surtout parce qu’on pouvait tremper soi-même quelque chose dedans. En réalité, ce « fromage » n’était pas vraiment du fromage, mais plutôt une pâte ressemblant vaguement à du fromage, dont la durée de conservation était pour le moins inquiétante. Quand on y repense aujourd’hui, la texture à elle seule suffit à anéantir rapidement toute nostalgie.
5. Rouleaux de fruits
Autrefois, décoller un « Fruit Roll-Up » de sa feuille de plastique donnait l’impression de déballer un petit cadeau, et cette fine feuille caoutchouteuse de sucre aromatisé aux fruits semblait tout à fait normale à l’époque. À l’âge adulte, la liste des ingrédients ressemble à celle d’un kit de chimie, et le goût s’apparente davantage à celui d’un « bonbon en forme de fruit » qu’à celui d’un véritable fruit. Pour être honnête, l’astuce du « tatouage sur la langue » reste amusante, mais c’est à peu près là que s’arrête tout l’intérêt.
6. Dunkaroos
Les Dunkaroos avaient du succès parce que tremper des biscuits dans du glaçage donnait une vague impression de rébellion, comme si on faisait une petite bêtise à l’heure du goûter. Le glaçage lui-même est cependant d’une douceur surprenante, au point de dominer presque immédiatement le biscuit, et l’équilibre entre les deux n’est jamais tout à fait au rendez-vous. Un sachet suffit généralement avant que le tout ne commence à donner l’impression d’un mal de tête dû au sucre qui ne demande qu’à se manifester.
7. Brownies cosmiques
Les « Cosmic Brownies » avaient l’air d’une gourmandise venue de l’espace, avec cette épaisse couche de fudge et ces pépites multicolores parsemées sur le dessus comme des confettis. Sous cet enrobage brillant, le brownie lui-même est d’une densité qui n’a rien à voir avec un bon travail de pâtisserie, mais tout à voir avec les conservateurs. Ils partent toujours très vite lors d’une fête, mais plus personne ne prétend désormais que c’est un bon brownie.
8. Ogives
Warheads a bâti toute une marque autour de la promesse d’une sensation de douleur, et quand on était enfant, ce défi était justement tout l’intérêt du jeu. Aujourd’hui, l’enrobage acidulé a juste le goût d’une pile que l’on mordrait, et la récompense qui se cache dessous, un bonbon dur assez fade, justifie à peine les quelques secondes de grimaces nécessaires pour y parvenir. Ce concept a mieux vieilli dans les souvenirs que dans la bouche.
9. Petits pots de flan
Les petits pots de pudding « Snack Pack » donnaient l’impression d’être un véritable événement, surtout à cause de la minuscule cuillère en plastique scotchée sur le côté. Dès qu’on retire le film d’aluminium, on découvre une texture étrangement gélatineuse, qui ressemble davantage à une expérience scientifique sur la consistance tremblotante des aliments qu’à un véritable pudding. C’est la saveur chocolat qui s’en sort le mieux, mais même celle-ci a un goût plus léger et étrangement métallique par rapport à celle d’un pudding fait maison.
10. Go-Gurt
À l’époque, presser du yaourt hors d’un tube semblait être une idée d’avenir : un en-cas que l’on pouvait manger en courant, ce qui, d’une certaine manière, semblait important. Le goût était toujours d’une douceur envahissante, plus proche d’une glace fondue que d’un yaourt, et la texture présentait une particularité étrange, presque mousseuse, vers le fond du tube. Aujourd’hui, il est difficile de ne pas remarquer à quel point la part de vrai yaourt est minime dans ce produit.
11. Petits biscuits au fromage
Les « Cheese Nips » promettaient un goût de fromage prononcé, mais se sont surtout révélés être des crackers salés, légèrement farineux, d’une teinte orangée qui ne correspondait à aucune couleur présente dans la nature. Ils faisaient très bien l’affaire pour servir de support à l’enrobage en poudre, puisque le cracker lui-même n’avait pratiquement aucune saveur. On en avale quand même une poignée par habitude, mais personne ne les savoure vraiment.
12. Fruit by the Foot
Dérouler une bande de plastique aromatisée aux fruits d’un foot de long ressemblait à un véritable événement, surtout quand on se mesurait entre amis pour voir qui arriverait à étirer la sienne le plus loin sans la déchirer. Le goût, cependant, se situait quelque part entre celui d’un bonbon et celui d’un produit de loisirs créatifs : léger et trop acidulé, au point qu’on s’en lassait bien avant d’arriver au bout de la bande. La moitié du plaisir résidait toujours dans le rituel, et non dans le fait de la manger.
13. Ring Pops
Le concept reposait entièrement sur le fait de porter des bonbons comme des bijoux, et quand on est enfant, ça semblait être une raison suffisante pour adorer les Ring Pops. Le bonbon lui-même est un morceau dur, à la forme bizarre, qu’on met une éternité à finir et qui laisse la main collante tout le temps. Vers la dixième léchouille, la plupart des gens admettent en silence que le concept a toujours été plus amusant que le goût.
14. Barres aux noix
Les barres « Nutty Bars » de Little Debbie misaient tout sur cette fine gaufrette croustillante recouverte de beurre de cacahuète et d’un enrobage de chocolat qui ne durcissait jamais tout à fait. Les gaufrettes ramollissent légèrement si la boîte reste trop longtemps ouverte, et la barre dans son ensemble peut donner davantage l’impression d’être un véritable concentré de sucre qu’un véritable en-cas. Les deux barres par paquet semblaient toujours généreuses, jusqu’à ce qu’on se rende compte à quelle vitesse le goût sucré devenait écœurant.
15. Cracker Jack
Cracker Jack tirait son attrait du jouet caché quelque part dans la boîte, et honnêtement, le pop-corn au caramel passait presque au second plan par rapport au plaisir de fouiller pour dénicher ce petit cadeau. Le pop-corn lui-même, quand on y prête vraiment attention, a un goût de vieux et forme des grumeaux qui demandent plus d’efforts à séparer qu’ils n’en valent la peine. Les jouets se sont d’ailleurs dégradés au fil des ans, ce qui n’a pas aidé à maintenir l’intérêt pour ce produit.
16. Les Kool-Aid Jammers
Ces petits sachets en aluminium de Kool-Aid, percés à l’aide d’une minuscule paille, avaient le goût du sucre pur et liquide et donnaient, d’une certaine manière, l’impression d’être le summum du luxe lors d’une fête d’anniversaire. La saveur ne ressemble guère au fruit indiqué sur l’étiquette, se situant plutôt quelque part entre le sirop contre la toux et le goût décevant de la framboise bleue. Après quelques gorgées, la douceur commence à jouer contre vous plutôt qu’en votre faveur.
17. Sunny D
Sunny D se présentait comme une alternative colorée et ludique au jus d’orange, et sa couleur fluo suffisait à elle seule à donner l’impression qu’il s’agissait d’une friandise plutôt que d’une boisson. Mais quand on le goûte à l’âge adulte, on se rend compte que la saveur d’orange est à peine perceptible, remplacée par un sirop léger et trop sucré qui ne tient pas la route face à un vrai jus. La bouteille reste toutefois amusante à regarder sur une étagère, ce qui est peut-être la seule chose honnête à son sujet.
18. Barres au Rice Krispies
Les barres Rice Krispie emballées individuellement que l’on trouve en supermarché n’ont jamais égalé la version maison, même si, enfant, on remarquait rarement la différence. Les barres du commerce sont nettement plus dures, presque rassises de par leur conception, avec une guimauve qui tire davantage sur le moelleux désagréable que sur le fondant. Il suffit d’une bouchée à côté d’une fournée fraîche pour que la différence devienne impossible à ignorer.
19. Toaster Strudel
Toaster Strudel a bâti toute sa réputation sur ce petit sachet de glaçage que l’on pouvait verser soi-même, ce qui, quand on était enfant, semblait être un véritable privilège. La pâte en dessous grille presque toujours de manière inégale, laissant une moitié molle et l’autre légèrement brûlée sur les bords. C’est toujours un plaisir de dessiner le tourbillon de glaçage, mais la pâte mérite rarement sa place dans l’assiette.
20. Clairons
Les Bugles ont d’abord été des marionnettes à doigt avant de devenir un en-cas, ce qui leur a valu à lui seul beaucoup de sympathie pendant l’enfance. Le goût de maïs est très discret et principalement masqué par le sel, et la forme en cône, bien qu’amusante, n’apporte en réalité rien de plus à l’expérience gustative quand on y réfléchit bien. Après quelques poignées, la plupart des gens se rendent compte qu’ils grignotaient davantage la forme que le goût.