20 plats traditionnels qui manquent aux gens… jusqu’à ce qu’ils se souviennent du nettoyage
Il existe un type particulier de souvenir culinaire qui se situe quelque part entre l’envie irrésistible et le soulagement : ce plat que votre mère ou votre grand-mère préparait un mardi sans occasion particulière, et qui, d’une manière ou d’une autre, avait meilleur goût que tout ce que vous avez commandé depuis. Peut-être s’agissait-il d’un rôti qui mijotait au four depuis midi, ou d’un plat qui bouillonnait dans une cocotte en fonte et qui emplissait toute la maison d’une odeur réconfortante. Quoi qu’il en soit, cela vous manque, mais ce que l’on a tendance à oublier, bien commodément, c’est la demi-heure de trempage dont la poêle avait besoin après coup, ou la façon dont la graisse finissait toujours par se déposer sur le placard au-dessus de la cuisinière. Voici 20 plats qui méritent une place sur la liste des souvenirs nostalgiques, accompagnés d’un petit astérisque.
1. Ragoût de bœuf
Ce plat sortait d’une grosse marmite qui passait sans doute tout l’hiver sur le feu arrière. Des morceaux de bœuf, des pommes de terre qui ramollissaient, des carottes qui se dissolvaient dans le bouillon jusqu’à ce qu’il devienne épais et foncé. C’était copieux et parfait pour une nuit froide. Nettoyer la marmite après coup a demandé un sacré effort.
2. Steak pané à la mode du poulet
La panure était croustillante, la sauce épaisse et d’un blanc crémeux, et quelqu’un avait passé un bon moment devant les fourneaux pour s’assurer que le résultat soit parfait. C’est le genre de repas qui évoque un lieu précis : une banquette de snack-bar, ou une cuisine un dimanche matin avec la radio allumée. Nettoyer la poêle après coup était une véritable corvée.
3. Gratin de pâtes au thon
C’était un plat simple, sans aucune prétention. Des nouilles aux œufs, de la crème de champignons, du thon en conserve, peut-être quelques petits pois surgelés, le tout recouvert de biscuits émiettés ou de chips pour le croquant. Ça peut paraître bizarre, jusqu’à ce qu’on en mange un carré froid, tout droit sorti du frigo, à minuit. Le plat de cuisson restait tellement collé qu’il fallait le laisser tremper et frotter de toutes ses forces pour le nettoyer.
4. Pain de viande
C’était un véritable pain de bœuf assaisonné, nappé d’un glaçage au ketchup, cuit jusqu’à ce que les bords soient légèrement dorés et un peu croustillants ; c’était un plat pratique et rassasiant, qui dégageait un charme d’antan et une impression de fiabilité. Il fallait ensuite nettoyer le moule à cake, et s’il y avait eu le moindre écoulement pendant la cuisson, le four en avait également été éclaboussé.
5. Jambon et gratin de pommes de terre
Des tranches fines de pommes de terre sont disposées en couches avec du jambon et une sauce à la crème, puis cuites au four jusqu’à ce que le dessus soit doré et bouillonnant ; l’attente est toujours plus longue qu’il ne semble raisonnable. Le plat à gratin est sorti du four avec de la crème incrustée sur les bords, et le nettoyer a demandé une véritable patience.
6. Côtelettes de porc en sauce
Les côtelettes de porc en sauce semblent être une solution rapide pour un dîner en semaine, mais les côtelettes avec os, mijotées dans une sauce à l’oignon jusqu’à ce qu’elles soient si tendres qu’elles se défassent à la fourchette, prennent bien plus de temps que leur nom ne le laisse entendre. La poêle présentait ensuite une couche de fond et de graisse qui a fini par partir, mais pas rapidement.
7. Poivrons farcis
Du bœuf haché et du riz farcis dans des poivrons coupés en deux, nappés de sauce tomate, puis cuits au four jusqu’à ce que la chair des poivrons ramollisse. C’était un dîner complet dans un seul plat, ce qui semblait presque astucieux. Il y avait toujours de la sauce incrustée sur les bords du plat de cuisson, et les poivrons avaient tendance à laisser du jus derrière eux, ce qui rendait le nettoyage moins agréable que le repas lui-même.
8. Poulet et boulettes
Le bouillon était épais et onctueux, le poulet effiloché, et les boulettes suffisamment moelleuses pour s’imprégner de tout ce qui les entourait, ce qui en faisait le genre de plat qui nécessitait une grande marmite et du temps, et non pas la version « trente minutes ». La marmite était recouverte d’un dépôt d’amidon qui tenait bon, quelle que soit la température de l’eau.
9. Steak de Salisbury
Le « Salisbury steak » consistait en des galettes de bœuf haché nappées d’une sauce brune, généralement accompagnées de purée de pommes de terre ; c’était un plat réconfortant et sans prétention, idéal pour les soirs de semaine. Il fallait ensuite « déglacer » la poêle, ce qui est une façon élégante de dire qu’il restait des résidus collés qu’il fallait éliminer avant qu’ils ne durcissent.
10. Côtelettes de porc et compote de pommes
Des côtelettes poêlées accompagnées d’une compote de pommes tiède, faite maison ou en pot selon la personne qui cuisinait, c’était à peu près le dîner le plus simple et le plus satisfaisant qu’on puisse imaginer. La poêle en fonte laissait une croûte appétissante et une bonne quantité de graisse de porc résiduelle qu’il fallait bien faire disparaître.
11. Macaronis au fromage faits maison
Ce n’était pas la version en boîte ; elle était préparée avec un roux, du lait entier et du cheddar fort râpé à partir d’un morceau entier, puis cuite au four jusqu’à ce que le dessus soit doré et légèrement croustillant sur les bords. C’était un plat d’une richesse incomparable qui valait largement le temps passé à le préparer. La casserole et le plat de cuisson à nettoyer représentaient deux ustensiles de plus, mais personne n’en a parlé à table.
12. Steak à la suisse
Un morceau de bœuf plus coriace a mijoté longuement à feu doux dans une sauce tomate avec des oignons et des poivrons jusqu’à ce qu’il se défasse à la fourchette, ce qui a donné lieu à une longue séance de cuisine dominicale dont le résultat en valait vraiment la peine. La cocotte en fonte en est ressortie recouverte d’un fond de tomate onctueux, qui est, d’une manière ou d’une autre, la chose la plus difficile à nettoyer sur n’importe quelle surface.
13. Rôti à la cocotte
Un rôti entier entouré de légumes cuisait pendant presque tout l’après-midi, jusqu’à ce que la viande se défasse et que le jus se transforme en sauce. La lèchefrite sortait du four avec des sucs de cuisson foncés et caramélisés collés au fond, qu’il fallait laisser tremper longtemps avant de pouvoir les décoller.
14. Foie aux oignons
Ce plat divise, et les avis sont très tranchés dans un sens comme dans l’autre, mais pour ceux qui l’ont adoré, c’était du foie poêlé accompagné d’oignons caramélisés fondants, avec une saveur intense et ferreuse qu’on a du mal à retrouver aujourd’hui. La poêle conservait ensuite une odeur particulière qui s’imprégnait et persistait un certain temps.
15. Poulet au paprika
Le paprikash de poulet est un plat réconfortant d’Europe de l’Est qui n’est pas assez mis en valeur : il s’agit de poulet mijoté dans une sauce à la crème aigre relevée de paprika, servi sur des nouilles aux œufs. La sauce a la particularité d’enrober tout ce qu’elle touche, y compris la casserole, la louche et, d’une manière ou d’une autre, la plaque de cuisson.
16. Des haricots au four faits maison
Ce n’étaient pas des haricots en conserve ; ils étaient préparés à partir de haricots secs mis à tremper toute la nuit, puis cuits pendant des heures avec du lard, du sucre roux et de la mélasse, jusqu’à ce qu’ils soient tendres et imprégnés d’un goût fumé, et qu’ils aient un goût complètement différent de celui des haricots en conserve. La marmite devait être longuement trempée, et il restait toujours des résidus de haricots dans des endroits inattendus.
17. Poulet frit
Avec l’os, enrobé de farine et bien assaisonné, il a été frit dans une poêle avec suffisamment d’huile pour que la cuisson soit réussie, et la croûte s’est avérée épaisse et craquante. C’est la référence à laquelle la plupart des gens continuent discrètement de comparer tout le reste. Ce qu’on oublie, c’est la plaque de cuisson éclaboussée d’huile, l’odeur qui s’est installée pendant quelques jours, et la question de savoir quoi faire de l’huile de friture restante.
18. Corned-beef et chou
Ce corned-beef salé et tendre, cuit à feu doux et longuement avec des pommes de terre et du chou qui avaient absorbé tout le bouillon, avait un goût et une odeur prononcés, et c’était un vrai régal. La casserole a nécessité bien plus qu’un simple rinçage, et toute la cuisine a senti la Saint-Patrick plus longtemps que prévu.
19. Soupe au bœuf et aux nouilles
Ce n’était pas une soupe au poulet et aux nouilles ; c’était une soupe au bœuf, avec de grosses nouilles aux œufs dans un bouillon sombre et corsé, préparé à partir de vrais os ou d’un bon morceau de viande bien gras mijoté longuement, et c’était le genre de soupe qui constituait un repas complet. Le nettoyage de la marmite après coup était une autre paire de manches dont la soupe ne vous avait jamais prévenu.
20. Goulash
Du bœuf haché, des macaronis coudés, des tomates en conserve et de l’oignon, le tout cuit ensemble jusqu’à ce que les pâtes aient absorbé la sauce et que le tout ne fasse plus qu’un. C’était d’une manière ou d’une autre profondément satisfaisant, d’une façon difficile à expliquer à quiconque n’a pas grandi en mangeant ce plat. Ça a l’air tout simple, parce que ça l’était. La casserole avait ce cercle de tomate incrusté sur les parois, vous voyez exactement de quoi on parle.