20 choses pour lesquelles les restaurants facturent un supplément alors qu’elles devraient être gratuites
Si vous avez récemment mangé au restaurant, vous savez sans doute à quel point cela coûte cher. On a l’impression que, où que l’on aille, peu importe ce que l’on commande ou le type de service (sur place ou à emporter), on se retrouve avec une addition plus élevée que prévu. Bien sûr, on le comprend : les fournitures et les ingrédients coûtent cher. Mais entre les frais liés aux emballages à emporter, les frais supplémentaires sur les paiements par carte bancaire et tout le reste, on a l’impression que c’est un peu trop. Voici 20 frais de restaurant agaçants qui ressemblent davantage à du vol en plein jour qu’à un coût commercial raisonnable.
1. Emballages pour plats à emporter
Demander à emporter les restes ne devrait pas être payant. De nombreux restaurants facturent désormais entre cinquante centimes et quelques dollars simplement pour vous remettre un récipient que vous utilisez afin d’éviter que leur propre nourriture ne soit gaspillée. Étant donné que l’alternative consiste à jeter de la nourriture parfaitement comestible, faire payer le récipient qui permet de la sauver semble tout à fait absurde.
2. Ustensiles en plastique
Commander un plat à emporter ou en livraison implique parfois de payer un supplément simplement pour recevoir une fourchette permettant de manger le repas que l’on a déjà acheté. C’est un supplément étrange, sachant que ces couverts ne coûtent qu’une fraction de centime au restaurant et qu’ils sont indispensables pour pouvoir manger. Facturer séparément un élément aussi basique donne à l’ensemble de la transaction un caractère inutilement commercial.
3. Sauce supplémentaire
Autrefois, quelques sachets de sauce « ranch » ou un peu de sauce marinara étaient proposés d’office, mais aujourd’hui, de nombreux établissements facturent tout ce qui dépasse la première petite portion. Or, c’est souvent la sauce qui fait tout le charme d’un plat ; la considérer comme un supplément de luxe plutôt que comme un élément à part entière du repas ne plaît donc pas à la plupart des clients. Les restaurants qui lésinent sur ce point risquent de donner l’impression à leurs clients qu’on leur fait payer la saveur elle-même.
4. Les glaçons dans les boissons
Cela peut paraître absurde, mais certains établissements facturent effectivement un supplément pour ajouter des glaçons à une boisson. Les glaçons ne coûtent pas cher, on en trouve en abondance, et on s’attend généralement à ce qu’ils soient inclus dans toute commande de boisson fraîche. Certains restaurants peuvent même vous facturer un supplément si vous demandez que votre boisson contienne moins de glaçons.
5. Serviettes
Les serviettes en papier font partie des fournitures les plus élémentaires d’un restaurant, et pourtant certaines plateformes de livraison et certains établissements de restauration rapide les facturent désormais en supplément. Une serviette ne coûte presque rien et permet d’éviter que les clients ne salissent leur voiture ou leurs vêtements. Les considérer comme un article haut de gamme plutôt que comme un simple geste de courtoisie semble aller un peu trop loin.
6. L'eau
Faire payer l’eau du robinet, en particulier dans les régions où elle est potable, a tendance à agacer les clients plus que presque tous les autres frais figurant sur cette liste. De nombreux clients considèrent qu’un verre d’eau est un service de base que tout restaurant devrait offrir sans hésitation. Lorsque cette attente se transforme en un service payant, cela peut gâcher toute l’expérience culinaire avant même que les plats ne soient servis.
7. Corbeilles à pain
Les restaurants qui proposaient autrefois gratuitement une corbeille de pain avant le repas ont de plus en plus souvent commencé à la facturer, parfois plusieurs dollars par corbeille. Le pain est peu coûteux à produire en grande quantité, et le proposer gratuitement était autrefois un petit geste qui permettait aux clients de se sentir les bienvenus. En en faire un apéritif payant change l’ambiance du repas, qui passe de la générosité au calcul.
8. Remplacements
Remplacer les frites par une salade d’accompagnement ou demander que la sauce soit servie à part ne devrait pas automatiquement entraîner un supplément, d’autant plus lorsque cette modification n’entraîne aucun coût supplémentaire pour la cuisine. Certains restaurants facturent un supplément forfaitaire pour toute modification, que le nouveau plat soit plus cher ou moins cher que le plat d’origine. Cette approche pénalise les clients qui ont des préférences alimentaires ou qui souhaitent simplement varier leurs choix.
9. Partager un plat
Demander à la cuisine de diviser un plat principal en deux assiettes entraîne parfois des « frais de division d’assiette » pouvant s’élever à plusieurs dollars. Le travail que cela implique se résume à prendre une assiette supplémentaire et à utiliser un couteau, ce qui ne justifie guère le coût que certains restaurants y associent. Les amis et les couples qui souhaitent partager un repas ne devraient pas être pénalisés parce qu’ils ne commandent pas chacun leur propre plat.
10. Découper un gâteau
Certains restaurants qui autorisent leurs clients à apporter un gâteau d’anniversaire facturent des frais de découpe simplement pour le découper et le servir. Ce service nécessite généralement un couteau, quelques assiettes et quelques minutes du temps d’un serveur. Facturer un supplément pour une prestation aussi minime peut donner à ce moment de fête un caractère commercial inutile.
11. Frais de bouchon
Apporter sa propre bouteille de vin dans un restaurant qui l’autorise entraîne souvent des frais de bouchon, qui peuvent aller d’un montant modeste à une somme véritablement exorbitante, selon l’établissement. Les restaurants justifient cette pratique en invoquant le manque à gagner sur les ventes de vin, mais ces frais semblent parfois disproportionnés par rapport au simple service consistant à ouvrir une bouteille. Une réduction, voire la suppression, des frais de bouchon ferait de la politique « BYOB » (apportez votre propre bouteille) un véritable avantage, plutôt qu’une faille dans le système assortie d’un coût supplémentaire.
12. Recharges de chips et de salsa
Dans certains restaurants mexicains et tex-mex, le premier panier de chips et de salsa peut être gratuit, tandis que les rappels sont facturés en supplément. Cela peut prendre les clients au dépourvu, surtout dans les établissements où les rappels gratuits sont depuis longtemps considérés comme la norme. Les restaurants peuvent fixer des limites, mais les clients devraient en être informés dès le départ, avant même que le deuxième panier n’arrive sur la table. Un rappel modeste semble équitable lorsque le groupe commande des plats, des boissons et d’autres articles.
13. Frais supplémentaires liés aux paiements par carte bancaire
Certains restaurants facturent désormais des frais exprimés en pourcentage lorsqu’un client paie par carte plutôt qu’en espèces. Même si le traitement des paiements par carte engendre effectivement des coûts pour les commerces, la plupart des clients n’ont pas suffisamment d’argent liquide sur eux pour régler leur repas et ne devraient pas être pénalisés pour avoir utilisé le mode de paiement qui est devenu la norme presque partout. Intégrer le coût du traitement des paiements par carte dans les prix affichés sur la carte des menus donnerait beaucoup moins l’impression d’une taxe surprise au moment de passer à la caisse.
14. Frais de réservation
Certains restaurants très prisés ont commencé à facturer des frais simplement pour réserver une table, les appliquant parfois même lorsque la réservation est honorée et que le repas se déroule comme prévu. Cette pratique est devenue plus courante dans les établissements branchés ou exclusifs qui cherchent à réduire le nombre de clients qui ne se présentent pas. Un acompte remboursable est plus justifié qu’un montant forfaitaire que les clients perdent, qu’ils se présentent ou non.
15. Pourboire obligatoire pour les petits groupes
Le fait d’ajouter automatiquement un pourboire de 18 ou 20 % pour des groupes comptant à peine quatre ou cinq personnes prive le client de la possibilité de récompenser un service de qualité ou d’exprimer son insatisfaction face à un service médiocre. Le pourboire est censé refléter la qualité de l’expérience, et supprimer ce choix va à l’encontre de l’objectif même du pourboire. Réserver les frais automatiques aux groupes véritablement nombreux permettrait de préserver l’équité de cette pratique sans pénaliser les petits groupes.
16. Règles relatives au montant minimum d'achat
Certains restaurants exigent que chaque personne à table commande un plat, atteigne un montant minimum de consommation ou paie un supplément de partage si deux personnes souhaitent partager un plat principal. Cela peut sembler injuste lorsque les clients n’ont pas très faim et souhaitent simplement partager un petit repas entre amis. Les restaurants peuvent recourir à ces règles pour garantir la rotation des tables et préserver leur chiffre d’affaires, en particulier dans les quartiers très fréquentés, mais cela peut donner une impression de rigidité excessive lors d’une sortie décontractée. Si les clients commandent déjà quelque chose, ils ne devraient pas être contraints d’acheter davantage simplement pour pouvoir s’asseoir ensemble.
17. Sacs à emporter
Certains restaurants et services de livraison facturent des frais de sac, notamment dans les régions où des réglementations locales s’appliquent aux sacs jetables. Même si ces réglementations peuvent justifier ces frais dans certaines régions, cela reste étrange pour un client qui n’a aucun moyen pratique de transporter une commande bien remplie sans sac. Si le restaurant emballe des plats à emporter, le sac fait partie intégrante de la commande. Les clients ne devraient pas avoir l’impression d’être pénalisés parce qu’ils ne peuvent pas jongler avec les récipients à la main.
18. Frais de cuisine pour la mise en commun
Au-delà du simple partage d’une assiette, certains restaurants facturent des « frais de cuisine » généraux dès lors qu’une table partage plusieurs plats à la bonne franquette. Ces frais pénalisent une façon de manger que de nombreuses cultures pratiquent depuis des générations sans frais supplémentaires. Le partage des plats fait souvent partie du charme d’un repas au restaurant en groupe, et il ne devrait pas s’accompagner d’une pénalité.
19. Frais liés aux anniversaires ou aux fêtes
Les restaurants qui apportent une bougie ou un petit dessert pour un anniversaire ajoutent parfois discrètement des frais de « célébration » à l’addition sans le signaler au préalable. Ce qui est censé être un geste attentionné finit par ressembler à une tentative de vente incitative toute faite dès lors que ces frais apparaissent sans préavis. Un restaurant qui souhaite célébrer l’occasion spéciale d’un client devrait être prêt à prendre en charge le coût modique d’une bougie et d’une boule de glace.
20. Frais liés aux commandes en ligne
Certains restaurants qui utilisent des menus sous forme de codes QR ou des systèmes de commande sur tablette ont commencé à facturer un petit supplément « technologique » pour couvrir le coût du logiciel. Les clients effectuent en effet eux-mêmes une partie du processus de commande, mais finissent tout de même par payer plus cher pour ce service. Si un système numérique permet au restaurant de réaliser des économies sur les menus imprimés ou sur les effectifs, ces économies devraient être répercutées sur les clients plutôt que transformées en frais supplémentaires.