Vous l’avez commandé une centaine de fois : ce plat qui semble incroyable sur la carte, mais qui, une fois servi, n’est plus que le triste fantôme de lui-même. Les restaurants regorgent de plats qui promettent monts et merveilles mais ne tiennent pas leurs promesses, et c’est rarement la faute d’une cuisine en particulier. Certains plats ne sont tout simplement pas faits pour survivre au trajet entre les fourneaux et la table ; ils doivent être dégustés quelques minutes après leur préparation, et non pas gardés sous une lampe chauffante ou réchauffés pendant l’heure de pointe du dîner. D’autres ont fait l’objet de raccourcis dans leur préparation bien avant même que votre serveur ne vous les apporte. Voici 20 plats de restaurant qui semblent meilleurs sur le papier qu’ils ne le sont généralement en réalité.
1. Poulet au parmesan
Le poulet au parmesan semble être une valeur sûre, mais la plupart des versions se résument à une fine escalope trop panée, noyée sous une sauce en pot et du fromage qui ne fond jamais vraiment comme il faut. Le poulet est généralement frit à l’avance, puis réchauffé sous le gril jusqu’à ce que ses bords deviennent caoutchouteux. Au moment où il arrive dans votre assiette, vous mangez en gros du carton au goût de fromage accompagné de spaghettis.
2. Salade César
Pour qu’une bonne salade César soit réussie, il faut que la vinaigrette soit fraîchement préparée, avec de vraies anchois et suffisamment d’ail pour vous faire douter un peu de vos projets pour l’après-midi. La plupart des restaurants se contentent pourtant de verser la vinaigrette à partir d’une bouteille, et on se retrouve avec de la romaine flétrie noyée dans un mélange qui ressemble davantage à une sauce ranch qu’à une véritable vinaigrette César. Même les croûtons donnent l’impression d’avoir été ajoutés à la va-vite, jetés là, rassis et oubliés.
3. Soupe à l'oignon française
L’idée est romantique : des oignons bien caramélisés, un bouillon corsé et une croûte de fromage fondant sur le dessus. En réalité, le bouillon est souvent trop liquide et salé, les oignons à peine cuits, encore translucides, et le fromage ressemble davantage à une couche plastique qu’à quelque chose que l’on aurait vraiment envie de manger. On finit par se battre avec la cuillère dans le bol juste pour atteindre une soupe qui, de toute façon, n’était pas très bonne.
4. Œufs Bénédicte
La préparation des œufs Bénédicte exige un timing précis : un œuf poché au jaune coulant, une sauce hollandaise qui ne s’est pas coupée et un muffin anglais qui ne soit pas détrempé. La plupart des établissements proposant des brunchs préparent la sauce hollandaise en grande quantité tôt le matin et la laissent au chaud pendant des heures, ce qui la rend épaisse et légèrement aigre. Au moment où le plat arrive à votre table, l’ensemble a un goût lourd au lieu d’être délicat.
5. Calamars frits
Sur la carte, les calamars semblent légers et croustillants, mais ils sont trop souvent cuits un peu trop longtemps et finissent par ressembler à des élastiques enrobés de panure. La sauce marinara servie en accompagnement est généralement une sauce sans intérêt sortie d’une boîte de conserve, et non une préparation maison. Même dans les restaurants plus chics, les calamars valent rarement leur prix.
6. Ailes de poulet à la Buffalo
Les ailes de poulet promettent une peau croustillante et une sauce qui a du punch, mais dans la plupart des restaurants, elles sont frites une seule fois, mises de côté, puis réchauffées avant même de vous être servies. La sauce n’est souvent qu’un mélange de sauce piquante et de beurre, sans véritable saveur, et les ailes elles-mêmes contiennent souvent plus de panure que de viande. Un panier a l’air appétissant sur la photo, mais il l’est nettement moins dès la troisième bouchée.
7. Nachos bien garnis
Les nachos souffrent énormément d’être laissés sous une lampe chauffante, ce qui rend les chips du fond tout molles sous tout ce fromage et toutes ces garnitures. Ce qui, sur la photo du menu, ressemble à une magnifique montagne se transforme en un désastre bouillonnant de chips ramollies et de piments jalapeños éparpillés avant même d’arriver à table. Les meilleurs nachos se mangent vite, ce qui est presque impossible quand quatre personnes se partagent un seul panier et une seule fourchette.
8. Tacos au poisson
La réussite des tacos au poisson repose sur un poisson frais et une salade de chou croquante, mais de nombreux restaurants utilisent des filets surgelés qui deviennent pâteux dès qu’ils touchent la friteuse. Les tortillas sont souvent détrempées par la sauce ou la graisse avant même que l’on ait pu les déguster, et la salsa qui les recouvre est généralement un pico de pico générique qui pourrait accompagner n’importe quoi. Ce qui devrait être un plat frais et aux saveurs du littoral finit par avoir le goût d’un plat sorti d’un sachet de congélation.
9. Tiramisu
La réussite d’un tiramisu repose sur un mascarpone bien fouetté et des biscuits à la cuillère à peine imbibés, et non pas noyés dans l’expresso. Les versions servies au restaurant sont souvent préparées en grande quantité plusieurs jours à l’avance, ce qui fait que les biscuits sont soit secs, soit complètement réduits en miettes au moment où vous commandez une part. Le résultat a souvent le goût d’un pudding au café plutôt que celui du dessert délicat en couches qu’il est censé être.
10. Bisque de homard
Une bisque de homard, ça a l’air raffiné, mais en réalité, il s’agit souvent d’une soupe à la crème de tomate contenant à peine un soupçon de homard. Les restaurants utilisent la bisque pour transformer les restes et les carapaces de homard en un plat qui fait bonne impression sur la carte, mais on y trouve rarement plus que quelques petits morceaux de chair, pour la forme. Vu le prix, on ferait souvent mieux de commander n’importe quoi d’autre.
11. Club sandwich
Un club sandwich devrait être une succession d’ingrédients de qualité, mais la plupart des versions proposées contiennent de la dinde sèche, du bacon insipide et du pain qui devient cassant dès qu’il est grillé. Ce sandwich à trois étages fait bel effet dans l’assiette, mais il est très difficile à manger et la moitié de la garniture finit sur la table avant même d’avoir pris trois bouchées. La mayonnaise, la laitue et un cure-dent ne suffisent pas à tout arranger.
12. Poulet à l'Alfredo
La sauce Alfredo devrait être simple : du beurre, de la crème et du parmesan, émulsionnés pour obtenir une texture onctueuse. La plupart des restaurants utilisent une base en pot ou une sauce épaissie au roux qui devient gluante dès qu’elle refroidit, et le poulet qui la recouvre est généralement sec à force d’avoir passé trop de temps sous le gril. Ce qui devrait être un véritable régal finit par paraître lourd, d’une manière qui n’a rien à voir avec sa richesse gustative réelle.
13. Beignets de crabe
Les bons beignets de crabe sont principalement composés de crabe, liés par juste ce qu’il faut de liant pour qu’ils gardent leur forme. Les versions servies au restaurant inversent souvent ce rapport, en y ajoutant tant de chapelure et d’agents de remplissage que l’on ne goûte pratiquement plus que l’assaisonnement Old Bay et l’huile de friture. Ils sont ensuite saisis si fort qu’ils se couvrent d’une croûte si épaisse qu’elle masque le peu de saveur de crabe qui reste.
14. Pudding au pain
Un pudding au pain doit avoir un cœur moelleux, semblable à une crème anglaise, avec juste ce qu’il faut de croustillant sur le dessus pour apporter de la texture. Or, dans la réalité, le pudding au pain servi au restaurant est souvent sec de bout en bout, trop sucré à cause de la sauce au caramel, et présenté en portion si copieuse qu’il est difficile de la finir. C’est l’équivalent, en matière de dessert, d’un choix par défaut, et non d’un plat auquel quelqu’un aurait vraiment consacré du temps à réfléchir.
15. Surf and Turf
Associer un steak et du homard dans une même assiette peut sembler un vrai régal, mais cela signifie généralement que la cuisine fait des compromis sur les deux plats. Le temps de cuisson du steak est adapté à celui du homard, ou inversement, et on se retrouve souvent avec un filet trop cuit à côté d’une queue qui a surtout le goût du beurre. Payer pour deux protéines ne garantit que rarement d’en avoir deux de bonne qualité.
16. Pad Thai
Le pad thaï s’américanise très vite, et la plupart des versions servies au restaurant ont un goût de ketchup et de sucre roux, au lieu de cet équilibre entre le tamarin et la sauce de poisson qui fait tout son charme. Les nouilles ont souvent tendance à former une masse collante, et la version « épicée » n’apporte pratiquement aucun piquant. Ce n’est pas vraiment mauvais, mais c’est simplement une version édulcorée et moins relevée de ce qu’elle est censée être.
17. Gâteau au fromage
En théorie, le cheesecake est facile à réussir, mais il est étonnamment facile de le rater au restaurant, où il est souvent livré congelé par un fournisseur plutôt que préparé sur place. Sa texture est alors dense et caoutchouteuse au lieu d’être légère, et la pâte peut avoir le goût d’une boîte de biscuits Graham rassis. Une part recouverte d’une purée de fraises ne suffit pas à rattraper un cheesecake qui n’était déjà pas bon au départ.
18. Quesadillas
Une quesadilla est l’un des plats les plus simples à préparer, et c’est justement pour cela que les restaurants ont tendance à la faire à la va-vite. On se retrouve souvent avec une tortilla à peine croustillante, du fromage plus caoutchouteux que fondu, et une garniture si clairsemée qu’il faut la chercher entre deux bouchées. La crème fraîche et la salsa servies à part ne suffisent pas à masquer tout cela.
19. Carbonara
La véritable carbonara se compose d’œufs, de fromage, de poivre et de porc, le tout émulsionné en une sauce sans aucune crème. La plupart des restaurants américains y ajoutent néanmoins de la crème, transformant ainsi ce qui devrait être un plat léger et onctueux en un mets lourd et monotone. Les pâtes sont souvent un peu trop cuites, car la carbonara exige un timing précis que les cuisines très animées ont rarement le temps de respecter.
20. Chili
Dans les menus de restaurant, le chili est généralement un plat de second plan : préparé en grande quantité et réchauffé pendant plusieurs jours, il n’est généralement pas préparé sur le moment pour vous. Il a tendance à être soit fade et aqueux, soit étrangement sucré, avec des haricots ramollis et une viande qui a perdu toute texture. Une poignée de crackers aux huîtres et du cheddar râpé peuvent l’agrémenter, mais il vaut rarement la peine de le commander plutôt qu’un autre plat du menu.