Tootsie Rolls et Ring Pops : les 20 friandises les plus nostalgiques de chaque décennie américaine
Les friandises de notre enfance recèlent une magie unique : une seule bouchée suffit à nous ramener instantanément à l’époque des récréations, des émissions de télévision après l’école et des balades à vélo dans le quartier. Les bonbons et les snacks ont toujours reflété la culture de leur époque, évoluant des produits simples et réconfortants du début du XXe siècle aux créations extravagantes aux couleurs fluo de l’ère Internet. Revenir sur ces friandises emblématiques, c’est retracer une délicieuse chronologie de l’évolution des goûts, des tendances de la culture pop et de la joie pure de l’enfance.
1. Les Tootsie Rolls (années 1900)
Lancées au début du siècle, ces friandises moelleuses au goût de chocolat sont rapidement devenues un incontournable des rayons de confiserie américains. Elles étaient révolutionnaires, car elles ne fondaient pas facilement sous la chaleur estivale, ce qui en a fait l’un des premiers bonbons emballés individuellement que l’on pouvait déguster toute l’année. Vous vous souvenez sans doute de les avoir étirées ou de les avoir laissées ramollir dans votre bouche pour obtenir la texture moelleuse parfaite.
2. Les « Animal Crackers » (années 1910)
Même si les biscuits en forme d’animaux existaient déjà auparavant, c’est au cours de cette décennie que la petite boîte munie d’une poignée en ficelle et contenant des petits animaux de cirque a connu un véritable succès. On avait vraiment l’impression d’avoir réussi sa vie quand on pouvait se promener avec sa propre boîte de biscuits avant de dévorer toutes les têtes des animaux. Des biscuits amusants, au goût vaguement vanillé.
3. Les MoonPies (années 1920)
Né dans le Tennessee, ce mélange légendaire de guimauve, de biscuit Graham et d’enrobage au chocolat a été initialement conçu comme un en-cas nourrissant pour les mineurs de charbon. Les familles de la classe ouvrière l’ont rapidement adopté comme un petit luxe abordable, surtout lorsqu’il était accompagné d’un RC Cola bien frais. Il procurait une énorme montée de sucre pour seulement cinq centimes, ce qui lui a permis de s’ancrer dans le folklore du Sud avant de connaître une renommée nationale.
4. Charleston Chew (années 1920)
Une barre sucrée à base de nougat enrobée de chocolat au lait. Les enfants avaient l’habitude de les mettre au congélateur pour les durcir, puis de les frapper violemment sur le plan de travail jusqu’à ce qu’elles se brisent en petits morceaux croustillants, de la taille d’une bouchée. Elle tire son nom d’une danse très en vogue pendant les « années folles ».
5. Snickers (années 1930)
Même pendant les années difficiles de la Grande Dépression, les gens trouvaient le moyen de rassembler quelques centimes pour s’offrir cette barre chocolatée copieuse. Riche en nougat, caramel, cacahuètes et chocolat au lait, elle constituait une gourmandise consistante et satisfaisante qui offrait un excellent rapport qualité-prix. Elle s’est rapidement imposée comme un incontournable dans le rayon des confiseries, prouvant ainsi que les cacahuètes et le caramel formaient un mariage parfait.
6. Les Twinkies (années 1930)
Ce gâteau a vu le jour lorsqu’un boulanger a trouvé le moyen d’utiliser ses moules à shortcake hors saison. Au lieu de la crème à la banane (pendant la Seconde Guerre mondiale, les bananes se faisaient rares, on utilisait donc de la vanille), c’est ainsi qu’est né ce gâteau classique que nous apprécions tant aujourd’hui. On le retrouve dans presque toutes les boîtes à goûter depuis plusieurs générations.
7. M&M's (années 1940)
Conçus pour les troupes pendant la Seconde Guerre mondiale, car leur enrobage en sucre empêchait le chocolat à l’intérieur de fondre pendant le transport. Mais une fois les soldats rentrés chez eux, les enfants du monde entier en sont tombés amoureux. Des morceaux de chocolat recouverts d’une coque dure qui ne fondaient pas dans les mains et ne les salissaient pas.
8. Le chewing-gum « Bazooka » (années 1940)
L’idée d’emballer un gros morceau de chewing-gum rose à côté d’une petite bande dessinée mettant en scène Bazooka Joe était un véritable coup de génie marketing. Les enfants économisaient leurs centimes rien que pour lire ces blagues ringardes et ces prédictions tout en faisant les plus grosses bulles possibles. L’odeur classique et caractéristique de ce chewing-gum est sans doute encore présente dans votre mémoire si vous fermez les yeux.
9. Les Peeps (années 1950)
La fabrication artisanale de ces poussins en guimauve demandait beaucoup de main-d’œuvre et n’avait lieu qu’à certaines périodes de l’année. Jusqu’à ce qu’une entreprise mécanise le processus et les propose chaque printemps. Bien qu’ils aient été initialement conçus pour Pâques, tout le monde adore les Peeps !
10. Pixy Stix (années 1950)
Les parents ont sans doute frémi lorsque ces pailles en papier remplies de sucre pur, acidulé et coloré ont fait leur apparition sur le marché au milieu du siècle dernier. Vendues à l’origine sous forme de mélange pour boisson, les fabricants ont remarqué que les enfants mangeaient la poudre directement dans l’emballage et ont décidé de supprimer l’intermédiaire. Verser cette poudre sucrée et acidulée directement sur la langue était un rite de passage pour tous les enfants du milieu du siècle dernier.
11. Pop Rocks (années 1970)
Mettre une poignée de ces comprimés dans la bouche était une expérience tout simplement magique. Les entendre « éclater » dans la bouche donnait l’impression d’une technologie futuriste, trop belle pour être vraie. Et c’est en gros ce qui a inspiré la légende urbaine qui circulait sur ce qui se passerait si on les mélangeait avec du Coca.
12. Les Ring Pops (années 1970)
Un concepteur de produits a inventé ce bonbon à porter pour aider sa propre fille à se débarrasser de son habitude de sucer son pouce, créant ainsi, sans le vouloir, le symbole de statut social par excellence dans la cour de récréation. Arborer un anneau géant en plastique brillant orné d’un énorme bonbon dur en forme de pierre précieuse donnait l’impression d’être un véritable roi ou une véritable reine pendant la récréation. Le seul véritable inconvénient était la tache collante et aux couleurs vives qu’il laissait inévitablement sur tous les doigts.
13. Hubba Bubba (années 1970)
Condamnés à jamais à avoir des résidus de chewing-gum collants sur le visage, les enfants du monde entier se sont réjouis lorsque le chewing-gum a enfin été commercialisé dans des emballages pratiques et non collants. Ces petits morceaux de chewing-gum aux saveurs fruitées permettaient de faire des bulles aussi grosses que sa tête.
14. Les « Fruit Roll-Ups » (années 1980)
Décoller une feuille de plastique translucide aux arômes fruités de son support en cellophane était le moment fort de n’importe quel déjeuner d’école des années 1980. Sa texture gommeuse permettait de l’enrouler autour de son doigt, de l’étirer pour lui donner des formes bizarres, ou tout simplement de l’enfourner d’un coup dans la bouche. Les versions ultérieures comprenaient même des formes à découper et des tatouages temporaires pour la langue, pour un maximum de plaisir.
15. Les nerds (années 1980)
De petits morceaux irréguliers de sucre candi, vendus dans ces superbes boîtes à double compartiment qui permettaient de choisir son parfum : fruits ou agrumes. Ou les deux à la fois ! Et on gagnait des points bonus si on secouait sa boîte de Nerds comme un maraca avant de les verser dans la paume de sa main.
16. Dunkaroos (années 1990)
Ce paquet de goûter a marqué les années 1990 en associant de petits biscuits en forme de kangourou à un pot séparé de glaçage épais parsemé de paillettes arc-en-ciel. Le défi stratégique consistait à doser parfaitement le glaçage pour ne pas se retrouver avec des biscuits secs à la fin. Il incarnait le summum du luxe décadent et industriel dans la boîte à goûter, que tous les enfants suppliaient leurs parents de leur acheter.
17. Airheads (années 1990)
Les saveurs étaient choisies au hasard : on les enveloppait dans un emballage « surprise ». En d’autres termes, tout ce qui restait dans la machine à bonbons était mélangé pour créer une saveur mystère. Des bonbons moelleux, semblables à du caramel mou, que les enfants modelaient pour leur donner différentes formes, ou qu’ils fourraient dans leurs sacs à dos jusqu’à ce qu’ils forment une véritable brique.
18. Gushers (années 1990)
En croquant dans l’une de ces friandises fruitées hexagonales, on découvrait soudain un cœur juteux qui surprenait les papilles de la plus belle des façons. Les publicités télévisées de l’époque laissaient entendre que, si on en mangeait, notre tête se transformerait littéralement en un fruit géant, ce qui ne faisait que renforcer leur immense attrait auprès des enfants. Collantes et au goût intense, elles incarnaient parfaitement l’engouement de cette décennie pour les friandises extrêmes.
19. Wonder Ball (années 2000)
Une incroyable boule creuse en chocolat au lait renfermant un cadeau ou un bonbon acidulé déjanté. Au début, elles contenaient des mini-cadeaux, mais on est rapidement passé aux bonbons acidulés durs. Ta maman te faisait sûrement la secouer dans ta paume avant de l’ouvrir pour que tu devines de quelle saveur il s’agissait.
20. Baby Bottle Pop (années 2000)
Avec son jingle incroyablement entraînant qui restait dans la tête pendant des jours, cette friandise vous permettait de lécher le bout d’une sucette, de la tremper dans du sucre en poudre acidulé, puis de la secouer. Manger une friandise dans un biberon procurait un plaisir délicieusement loufoque, et les combinaisons de saveurs extrêmes vous donnaient envie d’en reprendre encore et encore. Elle incarne la fin d’une époque où les friandises étaient conçues pour être aussi tapageuses, interactives et colorées que possible.