10 raisons pour lesquelles les habitudes alimentaires européennes sont plus saines… et 10 raisons pour lesquelles elles ne le sont pas
Les Américains adorent parler des habitudes alimentaires européennes comme si tout le continent avait secrètement trouvé la clé de la santé, alors qu’aux États-Unis, nous faisons tout de travers. Il y a une part de vérité dans cette idée, surtout quand on examine la taille des portions, la culture culinaire et la place qu’occupe souvent la nourriture dans la vie quotidienne. Cela dit, l’Europe n’est pas pour autant un paradis de la nutrition, et bon nombre d’habitudes alimentaires y sont tout aussi excessives, incohérentes ou peu saines. Si l’on compare les États-Unis à l’Europe, la réalité est bien plus nuancée que ne le laissent entendre les stéréotypes. Voici 10 raisons pour lesquelles les habitudes alimentaires européennes sont plus saines et 10 raisons pour lesquelles elles ne le sont pas.
1. Les portions sont souvent plus raisonnables
Dans de nombreuses régions d’Europe, les portions sont généralement plus petites qu’aux États-Unis. Il est moins probable qu’on vous serve une assiette qui semble destinée à deux personnes ou plus et qu’on vous présente cela comme un déjeuner normal. Cela permet de s’arrêter de manger plus facilement dès que l’on est rassasié, plutôt que de finir son assiette simplement parce qu’il y a beaucoup de nourriture devant soi.
2. La marche fait souvent partie intégrante de la vie quotidienne
Dans de nombreuses villes européennes, les gens se rendent à pied aux magasins, aux cafés, aux marchés et aux transports en commun sans y prêter vraiment attention. Cela ne rend pas la nourriture en soi magique, mais cela change la façon dont les repas s’intègrent dans la journée. Vous mangerez peut-être un croissant au petit-déjeuner, mais si vous avez marché dix minutes aller-retour jusqu’à la boulangerie, au moins vous aurez fait votre quota de pas.
3. Les repas se déroulent dans une ambiance plus détendue
Beaucoup d’Américains mangent comme s’ils étaient pressés par le temps, surtout pendant la journée de travail. Dans de nombreux pays européens, les repas sont davantage considérés comme une véritable pause plutôt que comme quelque chose que l’on avale à la hâte entre deux e-mails. Ce rythme plus lent peut vous aider à vous rendre compte quand vous êtes rassasié au lieu de dépasser ce stade, et contribue tout simplement à une meilleure expérience culinaire dans l’ensemble.
4. Les ingrédients frais jouent souvent un rôle plus important
De nombreuses habitudes alimentaires européennes s’orientent naturellement vers le pain frais, les fruits et légumes, le fromage, le poisson et les plats cuisinés simples. Les États-Unis regorgent bien sûr eux aussi d’aliments frais, mais les aliments ultra-transformés (AUT) occupent souvent une place prépondérante en raison de leur côté pratique.
5. On grignote souvent moins régulièrement
Aux États-Unis, on a facilement l’impression qu’il faut grignoter, boire, se faire plaisir ou prendre un complément protéiné toutes les heures. Dans de nombreuses régions d’Europe, les gens ont plutôt tendance à prendre de vrais repas et à s’en tenir là, plutôt que de grignoter sans arrêt toute la journée. Cela permet d’apporter un peu plus de structure et de réduire les excès alimentaires inconsidérés.
6. La nourriture est parfois considérée davantage comme un aliment que comme un divertissement
La culture gastronomique américaine peut très vite devenir tapageuse, avec des plats et des desserts géants proposés en édition limitée qui semblent avoir été conçus avant tout pour les réseaux sociaux. L’Europe propose elle aussi des mets gourmands, mais les repas sont souvent présentés de manière moins exagérée. On peut certes y trouver des plats riches ou délicieux, mais si on les présentait de la même manière qu’aux États-Unis, cela susciterait probablement le dégoût.
7. La culture du marché favorise la diversité
Les marchés en plein air, les boulangeries de quartier et les petites boutiques spécialisées font toujours partie intégrante du quotidien dans de nombreuses villes européennes. Ce mode de fonctionnement permet d’acheter plus facilement des fruits et légumes, du poisson frais, du pain et d’autres produits de base en petites quantités et avec davantage de choix. À l’inverse, outre-Atlantique, faire ses courses implique souvent une seule grosse sortie et un caddie rempli d’aliments emballés qui se conservent indéfiniment.
8. Les aliments sucrés n'ont pas toujours le même impact
Les produits alimentaires emballés américains peuvent être étonnamment sucrés, même lorsqu’ils sont techniquement salés. En Europe, on trouve certes partout des pâtisseries, du chocolat et des friandises, mais les produits comme les crackers sont moins susceptibles d’en contenir. Cela modifie vos attentes au fil du temps, surtout si vous êtes habitué à ce que le sucre se glisse dans le pain, les yaourts, les sauces et les céréales.
9. On a moins l'impression que les repas sont conçus pour être constamment personnalisés
Aux États-Unis, il est courant que les repas s’accompagnent d’une multitude de suppléments, de sauces sucrées, de fromage en plus, de boissons plus grandes et de toutes sortes d’options qui, sans qu’on s’en rende compte, alourdissent considérablement le tout. Dans de nombreuses régions d’Europe, les plats sont généralement servis tels quels, sans que chaque commande ne se transforme en véritable chantier. Lorsqu’il y a moins de tentations intégrées qui incitent à accumuler les ingrédients, il est souvent plus facile de garder un repas équilibré.
10. On accorde souvent plus d'importance aux repas
En Europe, un repas peut certes rester décontracté, mais il est souvent considéré comme un moment qui mérite qu’on s’y attarde. Aux États-Unis, on a davantage tendance à manger dans la voiture, devant l’évier ou en regardant trois écrans à la fois. Cette différence peut sembler minime, mais elle modifie la façon dont on perçoit la nourriture et l’attention qu’on lui accorde.
Maintenant que nous avons évoqué les aspects plus sains des habitudes alimentaires européennes, voyons ceux qui ne le sont peut-être pas.
1. On trouve du pain et des viennoiseries partout
L’Europe a beau marquer des points avec son pain frais, ne nous leurrons pas : les glucides ne sont pas en pause là-bas. Les croissants, les petits pains, les viennoiseries et les gâteaux font partie intégrante de la culture et du quotidien là-bas. « Fraîchement préparé » ne rime pas forcément avec « sain », et une belle viennoiserie reste une viennoiserie.
2. Le fromage s'en tire à bon compte
En Europe, on prend le fromage plus au sérieux qu’aux États-Unis. Là-bas, il a une connotation raffinée et peut être présent à presque tous les repas, ce qui fait qu’on oublie facilement qu’il est riche, salé, gras et très calorique. Qu’il soit consommé au petit-déjeuner, au déjeuner, au goûter ou au dîner, il peut s’accumuler plus vite qu’on ne veut bien l’admettre.
3. Les aliments frits occupent toujours une place prépondérante
On imagine parfois l’Europe comme un continent où l’on ne mange que du poisson grillé et des légumes du marché, mais les plats frits ne sont pas en reste. On trouve partout sur le continent des frites, des croquettes, des escalopes panées, des fruits de mer frits et bien d’autres plats réconfortants et croustillants. Ce n’est pas parce que c’est européen que les graisses saturées ont un effet différent.
4. L'alcool fait davantage partie intégrante des repas quotidiens
Par rapport aux États-Unis, la consommation d’alcool semble plus courante lors des déjeuners, des dîners ou des repas entre amis dans de nombreux pays européens. Cela peut paraître décontracté et civilisé, mais cela peut aussi signifier que les gens sous-estiment la fréquence à laquelle ils boivent. Un verre de temps en temps finit par s’accumuler, comme partout ailleurs.
5. Les desserts riches occupent toujours une place importante
L’Europe ne manque pas d’excellents desserts, et bon nombre d’entre eux ne prétendent pas être sains. Tartes, mousses, crèmes, gâteaux, glaces, gaufres et autres douceurs sont profondément ancrés dans la culture culinaire locale. On peut certes les consommer en plus petites portions, mais ils font toujours partie du quotidien dans de nombreux endroits.
6. Les charcuteries restent populaires
Si l’on compare les États-Unis à l’Europe, il convient de rappeler que l’Europe entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec les charcuteries et les viandes transformées. Les saucisses, le salami, le prosciutto, le jambon, le pâté et autres viandes en conserve font souvent davantage partie des repas et des collations qu’aux États-Unis. Elles sont certes traditionnelles et délicieuses, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles soient meilleures pour la santé.
7. Les dîners tardifs peuvent être pénibles pour certaines personnes
Dans certains pays européens, le dîner est pris beaucoup plus tard que ce à quoi sont habitués de nombreux Américains. Cela peut convenir d’un point de vue culturel, mais tout le monde n’apprécie pas forcément de prendre un repas copieux juste avant d’aller se coucher, et cela peut même nuire à la qualité de votre sommeil. Si vous avez faim toute la soirée et que vous mangez ensuite abondamment le soir, c’est beaucoup à supporter pour votre organisme.
8. Le beurre et la crème sont toujours là
Certains des plats les plus appréciés d’Europe reposent sur du beurre, de la crème et des sauces qui ne font absolument pas dans la discrétion. Cela ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, mais cela signifie bien que le continent ne se nourrit pas uniquement d’huile d’olive. Selon les régions, les repas peuvent vite devenir très copieux.
9. On confond l'alimentation en vacances avec l'alimentation quotidienne
Beaucoup d’Américains comparent les États-Unis à l’Europe en se basant sur des voyages au cours desquels ils ont vu des gens siroter leur café, se promener et savourer de délicieux petits repas, sans se presser. Ce qu’ils ne voient pas toujours, c’est que les habitants sur place mangent aussi sur le pouce, se font parfois plaisir, mangent trop et font des choix qui ne sont pas toujours les meilleurs. Les voyages ont le don de donner aux habitudes quotidiennes un aspect plus idyllique qu’elles ne le sont en réalité.
10. Tabagisme et petits-déjeuners riches en caféine
Dans une grande partie de l’Europe, fumer est plus courant qu’aux États-Unis, et il est fréquent de commencer la journée avec simplement une viennoiserie, un café et une cigarette plutôt qu’un repas équilibré. Cela peut sembler normal d’un point de vue culturel, mais ce n’est pas vraiment une habitude de vie exemplaire. Se priver de protéines, de fibres et de tout aliment consistant peut priver l’organisme de l’énergie nécessaire en début de journée ; ainsi, même si cela semble chic, ce n’est pas très sain.