20 aliments de survie de l’époque de la Grande Dépression qui n’ont jamais disparu des cuisines américaines
La cuisine de la Grande Dépression ne reposait pas sur de petites tendances culinaires fantaisistes ni sur quoi que ce soit de raffiné. Elle est née de placards vides, de maigres salaires, de potagers, de marmites à soupe et d’une cuisine familiale qui privilégiait le fait de ne rien gaspiller. Beaucoup de ces plats existaient déjà avant les années 1930, mais les temps difficiles leur ont permis de s’imposer davantage dans les cuisines américaines, car ils étaient bon marché, nourrissants et fiables. Et une fois qu’un plat a prouvé qu’il pouvait aider les gens à s’en sortir, il ne disparaît généralement pas pour de bon.
1. Soupe aux haricots
La soupe aux haricots était très répandue pendant la Grande Dépression, car les haricots secs étaient bon marché, faciles à conserver et suffisamment nourrissants pour remplacer la viande. Une marmite de haricots sur la cuisinière reste un spectacle familier dans de nombreux foyers, surtout quand le temps se rafraîchit.
2. Haricots blancs à la sauce tomate
Les haricots au four faisaient déjà partie de la cuisine américaine bien avant les années 1930, même s’ils convenaient presque trop bien aux budgets de la Grande Dépression. On les retrouve encore aujourd’hui lors des barbecues, des repas paroissiaux et des dîners familiaux bon marché, car des haricots, un peu de sucre et une longue cuisson suffisent toujours à faire l’affaire.
3. Sandwichs aux haricots
Pendant la Grande Dépression, les haricots écrasés ou servis sur du pain constituaient un repas de midi copieux et raisonnable, et cette même astuce d’économie se retrouve encore aujourd’hui lorsqu’il s’agit de transformer des restes en déjeuner.
4. Biscuits et sauce
Les biscuits et la sauce se sont imposés parce que la farine était bon marché, que le jus de cuisson avait son importance et que le petit-déjeuner devait rassasier les gens pour plusieurs heures. On retrouve encore cette logique partout dans les restaurants du Sud et les cuisines familiales, où une assiette de biscuits moelleux accompagnés d’une sauce poivrée semble tout à fait normale.
5. Pain de maïs
Le pain de maïs avait tout son sens pendant la Grande Dépression, pour la même raison qu’avant et après celle-ci : la semoule de maïs était un produit fiable, bon marché et facile à transformer en un plat chaud et nourrissant. Dans le Sud et dans les Appalaches, ce moule de pain de maïs ne quittait pratiquement jamais la table.
6. Haricots et pain de maïs
Les haricots et le pain de maïs constituaient l’un de ces repas complets préparés avec très peu de moyens, surtout dans les foyers modestes du Sud, où il fallait faire durer les haricots secs, la semoule de maïs et peut-être un peu de porc. On continue de le préparer aujourd’hui parce que c’est savoureux et copieux.
7. Soupe aux pommes de terre et aux oignons
La soupe aux pommes de terre et aux oignons est le genre de plat dont le nom dit tout. Des pommes de terre, des oignons, un peu de lait ou de bouillon si on en avait, et le dîner était prêt.
8. Soupe aux légumes
La soupe aux légumes était très pratique pendant la Grande Dépression, car on pouvait l’adapter en fonction de ce qu’on avait sous la main. Quelques carottes, un peu de chou, peut-être des tomates, peut-être des haricots, voire presque rien du tout, et la marmite offrait quand même à tout le monde un plat chaud à la fin de la journée.
9. Macaronis au fromage en boîte
Kraft a lancé ses macaronis au fromage en boîte en 1937, et le moment ne pouvait pas être mieux choisi. Bon marché, rapides à préparer, de longue conservation et parfaits pour nourrir toute une famille, ils ont résolu bien des problèmes à l’époque et continuent de le faire aujourd’hui lorsqu’il faut préparer le dîner à la hâte.
10. Pain de viande
Le pain de viande a joué un rôle important pendant la Grande Dépression, car la chapelure, les flocons d’avoine ou les biscuits salés permettaient de transformer une petite quantité de viande hachée en un repas complet. Cette astuce fonctionne toujours aujourd’hui, et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles le pain de viande reste un incontournable des dîners de semaine, des restaurants et des carnets de recettes familiales.
11. Rôti à la mode yankee
Le « Yankee pot roast » trouve son origine dans une ancienne coutume de la Nouvelle-Angleterre qui consistait à prendre un morceau de viande plus dur et à le faire cuire à feu doux jusqu’à ce qu’il s’attendrisse. C’était un repas astucieux de l’époque de la Grande Dépression pour les ménages soucieux de leur budget, et il reste aujourd’hui l’un des exemples les plus évidents de morceaux de viande bon marché transformés en un plat que les gens ont vraiment envie de manger.
12. Bouillie de semoule de maïs
La bouillie de maïs était l’un des plats les plus pratiques qui soient. On la cuisait jusqu’à ce qu’elle soit bien molle, on mettait les restes au frais, on les coupait en tranches le lendemain matin, on les faisait frire à la poêle, et on en tirait deux repas d’un seul plat bon marché : c’est exactement pour cette raison que les cuisines traditionnelles du Midwest l’ont conservée si longtemps.
13. Scrapple
Le scrapple existait déjà dans la région des Amish de Pennsylvanie bien avant la Grande Dépression, même si les temps difficiles n’ont fait que renforcer l’intérêt de cette recette économique. Des restes de porc, du bouillon et de la semoule de maïs se transformaient en une préparation que l’on pouvait couper en tranches et faire frire, et c’est notamment grâce à cette philosophie du zéro-gaspillage que le scrapple compte encore aujourd’hui de nombreux adeptes en Pennsylvanie, dans le New Jersey, au Delaware et dans le Maryland.
14. Galettes de saumon
Le saumon en conserve permettait aux familles de mettre des protéines sur la table sans avoir à payer le prix du poisson frais. Il suffit de le mélanger avec des œufs et des biscuits salés ou de la chapelure, puis de le faire frire sous forme de galettes, pour obtenir ce dîner simple et sans chichis que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les cuisines du Sud et dans les vieux livres de cuisine américains.
15. Pudding au pain
Le pudding au pain existait déjà bien avant le début de la Grande Dépression, mais il s’intégrait parfaitement à cette époque, car le pain rassis avait encore une utilité. Un peu de lait, du sucre, des épices et les fruits secs ou raisins secs disponibles suffisaient à transformer les restes en dessert ; c’est pourquoi ce plat reste aujourd’hui encore très présent dans les restaurants et les cuisines familiales.
16. Riz au lait
Le riz au lait fonctionnait pour la même raison. Des restes de riz, du lait, du sucre, peut-être de la cannelle si le pot n’était pas vide, et hop, on avait sur la table un dessert sucré qui ne coûtait presque rien. Ce genre de dessert ne se démode jamais vraiment, surtout pour ceux qui ont grandi en le voyant dans les bacs à vapeur des cantines et dans les réfrigérateurs familiaux.
17. Pain perdu
Le pain grillé au lait faisait partie de ces plats sans prétention que l’on préparait pour les enfants, les proches malades ou toute personne ayant besoin d’un repas léger et bon marché. Il a certes presque disparu aujourd’hui, mais les Américains d’un certain âge s’en souviennent encore, et ce simple souvenir en dit long sur sa popularité d’autrefois.
18. Hoppin’ John
Le « Hoppin’ John » remonte bien avant la Grande Dépression, mais il trouve tout à fait sa place dans cette discussion, car il est composé précisément du genre d’ingrédients sur lesquels les gens comptaient pendant les années de vaches maigres. À l’époque, les haricots à œil noir, le riz et le porc constituaient un repas copieux et peu coûteux, et ce plat revient encore chaque 1er janvier dans tout le Sud, avec une régularité d’horloge.
19. Chou et nouilles
Le plat à base de chou et de pâtes, souvent appelé « haluski » dans de nombreuses familles, est issu d’une cuisine d’immigrés qui savait faire preuve de frugalité. Le chou était bon marché, les pâtes rassasient, le beurre et l’oignon apportaient beaucoup de saveur, et ce plat perdure encore aujourd’hui en Pennsylvanie, dans l’Ohio et dans d’autres régions où la cuisine réconfortante et pratique n’a jamais cessé d’avoir son importance.
20. Galettes de pommes de terre
Les galettes de pommes de terre font partie de cette longue lignée de plats qui naissent des restes et aboutissent à un mets croustillant et réconfortant. Dans les cuisines de l’époque de la Grande Dépression, on savait que les pommes de terre de la veille avaient encore leur utilité, et de nombreux cuisiniers le savent encore aujourd’hui lorsqu’ils se tiennent devant les fourneaux pour transformer un bol de restes en dîner ou en petit-déjeuner du lendemain matin.