20 aliments qui devaient révolutionner notre alimentation, mais qui n’ont pas tenu leurs promesses
L’alimentation a toujours fait l’objet de grandes promesses. Un nouveau produit fait son apparition, promettant d’être plus intelligent, moins cher ou meilleur pour la santé. Parfois, le discours marketing vient d’un laboratoire, parfois d’une salle de réunion, et parfois d’une tendance dont on espère vraiment qu’elle ne reviendra pas. Le hic, c’est que les gens doivent quand même manger ces produits, les acheter à plusieurs reprises, sans se sentir mal après coup. Ces 20 aliments ont autrefois été présentés, promus ou imaginés comme la prochaine étape en matière d’alimentation, mais ils n’ont pas répondu à nos attentes.
1. Un repas sous forme de pilule
L’idée d’un repas sous forme de pilule remonte aux écrits futuristes de la fin du XIXe siècle, à une époque où l’on imaginait déjà une vie plus propre et plus rapide, avec moins de cuisine. H.G. Wells et d’autres auteurs ont exploré le concept d’aliments concentrés, et plus tard, la pensée de l’ère spatiale a rendu l’idée d’une alimentation compacte encore plus plausible. Le problème n’a jamais vraiment changé : une pilule peut certes apporter des nutriments, mais elle enlève tout le plaisir de manger.
2. Insectes comestibles
Les insectes sont consommés depuis des siècles dans de nombreuses régions du monde, mais ils ont été présentés sous un nouveau jour aux consommateurs occidentaux dans les années 2010, en tant que source de protéines respectueuse du climat. La farine de grillon, les snacks à base de vers de farine et les burgers d’insectes ont été présentés comme des solutions pratiques face aux besoins en terres, en eau et en aliments pour animaux liés à la production de viande. L’idée semblait logique en théorie, mais de nombreux consommateurs n’ont pas pu se faire à l’idée de manger des insectes.
3. Poudres nutritionnelles complètes
Les poudres de substituts de repas ont une longue histoire dans le monde des régimes. Elles ont fait leur retour dans les années 2010, lorsque les boissons nutritionnelles promettaient aux personnes très occupées un moyen d’éviter de cuisiner sans pour autant se priver de vitamines, de protéines ou de calories. Elles ont conservé une clientèle fidèle, mais n’ont pas remplacé les repas traditionnels.
4. Salades de gelée
Les plats à la gélatine avaient autrefois un certain prestige, surtout à une époque où la réfrigération et les plats préparés en sachet étaient encore considérés comme une nouveauté. Dans les années 1950, les cuisiniers amateurs américains préparaient des salades moulées avec à peu près n’importe quoi. Ces recettes ont perduré pendant des années, notamment lors des repas-partage et des fêtes, mais l’évolution des goûts a fini par faire passer ces moules brillants pour des reliques du passé plutôt que pour des objets futuristes.
5. Plats cuisinés Colgate
Les plats surgelés Colgate constituent l’un des cas les plus singuliers en matière d’extension de marque. Le marché des plats préparés a connu un essor fulgurant dans les années 1960, et de nombreuses entreprises tentaient de suivre le mouvement. Colgate se heurtait toutefois à un obstacle de taille : le public associait ce nom au dentifrice, et cette association rendait difficile l’acceptation de lasagnes ou de plats à base de bœuf surgelés.
6. Chips sans matières grasses à l'Olestra
Les chips sans matières grasses à base d’olestra ont fait leur apparition dans les années 1990, en pleine vague du régime allégé. La promesse était simple et très alléchante : manger des chips avec moins de culpabilité. Peu après, quelques malheureux ont découvert que ce substitut de graisse n’était pas assimilable par l’organisme, ce qui entraînait de graves troubles gastro-intestinaux.
7. Gerber Singles
Les produits Gerber Singles ont été lancés en 1974 sous forme de petits pots de plats prêts à consommer destinés aux adultes. Cette idée répondait à une véritable évolution, car de plus en plus de personnes mangeaient seules et souhaitaient des portions plus petites. L’emballage a toutefois joué en sa défaveur dès le départ, car les adultes ne voulaient pas d’un produit qui ressemblait trop à de la nourriture pour bébés.
8. Bâtonnets alimentaires spatiaux
Les Space Food Sticks ont fait leur apparition à la fin des années 1960, alors que l’engouement du public pour l’espace était à son apogée. Pillsbury a mis au point cette collation à la suite de ses travaux sur les aliments adaptés à l’espace, et ces barres ont été commercialisées comme étant pratiques, faciles à emporter et nutritives. Elles ont fini par disparaître des rayons à mesure que l’engouement pour l’ère spatiale s’est estompé.
9. Protéines végétales texturées
Les protéines végétales texturées ont été mises au point dans les années 1960 pour servir d’agent de volume et de substitut à la viande à base de soja. Bien qu’elles soient considérées comme bon marché, de longue conservation et riches en protéines, elles ne sont jamais devenues le substitut de viande à grande échelle que certains responsables avaient imaginé. Les consommateurs les trouvaient trop transformées, trop inhabituelles ou tout simplement pas assez appétissantes.
10. Tomates séchées au soleil
Les tomates séchées au soleil ont d’abord été une méthode de conservation pratique, notamment dans les régions où l’on salait et séchait les tomates mûres pour pouvoir les consommer après la saison des récoltes. À la fin des années 1980 et dans les années 1990, elles sont devenues un symbole de sophistication à la méditerranéenne dans la restauration. Bien qu’elles soient encore utilisées aujourd’hui, elles ne connaissent pas le succès escompté par les restaurateurs.
11. Refroidisseurs à vin
Les boissons au vin ont connu un véritable essor dans les années 1980, s’imposant comme une alternative simple et sucrée à la bière, au vin et aux cocktails. Même si de nouvelles boissons en canette, plus attrayantes, les ont reléguées au second plan, le concept même d’une boisson fruitée prête à boire n’a manifestement jamais disparu.
12. Poisson noirci
Le poisson noirci est devenu un véritable phénomène national après que Paul Prudhomme eut contribué à faire connaître la cuisine cajun à un plus large public dans les années 1980. Ce plat, qui se caractérisait par un assaisonnement prononcé, l’utilisation de beurre et une cuisson à feu vif, a incité les restaurants de tout le pays à s’empresser d’ajouter leurs propres versions à leurs menus. Certaines versions étaient bonnes, mais le plat n’est jamais vraiment sorti de sa niche.
13. Surf and Turf
Le « surf and turf » est également issu de la culture gastronomique. L’association du steak et du homard était particulièrement courante dans les restaurants du milieu et de la fin du XXe siècle. À mesure que les goûts ont évolué vers une cuisine plus légère, des menus de saison et une démonstration moins ostentatoire de la richesse, le « surf and turf » a commencé à paraître un peu trop démodé.
14. Viande cultivée
L’idée de cultiver de la viande sans recourir à des animaux existe depuis près d’un siècle. Winston Churchill avait notamment imaginé, dans un essai de 1931, cultiver des morceaux de poulet séparément, et l’industrie moderne de la viande cultivée s’efforce depuis des années de concrétiser ce genre d’idée. La science a progressé, mais le prix, l’échelle de production, la réglementation et les réticences des consommateurs ont empêché la viande cultivée de devenir un produit courant dans les rayons des supermarchés.
15. Viande à base de mycoprotéines
La mycoprotéine a été mise au point dans le cadre de recherches sur la fermentation visant à exploiter les champignons comme source de protéines. Elle a connu un succès plus grand que de nombreuses autres idées d’aliments du futur, mais elle n’a toujours pas remplacé la viande traditionnelle pour la plupart des consommateurs.
16. Protéines unicellulaires
Dans les années 1960 et 1970, des chercheurs et des entreprises ont cherché des moyens de transformer la levure, les algues, les bactéries et d’autres micro-organismes en aliments ou en fourrages riches en protéines. Malheureusement, les coûts énergétiques, les contraintes économiques liées à la production et l’acceptation par les consommateurs ont empêché cette solution de devenir la réponse simple aux problèmes d’approvisionnement alimentaire que certains espéraient.
17. Atomic Garden Produce
Le jardinage atomique est né de la volonté d’après-guerre de trouver des applications pacifiques à la technologie nucléaire, ce qui a conduit à exposer diverses plantes aux rayonnements. Si certains travaux de sélection par mutation ont effectivement donné naissance à de véritables variétés agricoles, l’engouement du public pour les aliments atomiques s’est estompé à mesure que l’angoisse face au nucléaire devenait de plus en plus difficile à ignorer.
18. Nourriture spatiale lyophilisée
Les aliments lyophilisés et déshydratés ont suscité un intérêt bien plus grand dès lors que les astronautes ont commencé à les consommer. Les premiers programmes spatiaux avaient besoin d’aliments légers, compacts, de longue conservation et faciles à préparer à bord d’un vaisseau spatial. Cette technologie s’est ensuite imposée pour le camping, les kits d’urgence et les friandises originales, mais la plupart des gens continuent de préférer leurs aliments avec un peu d’humidité.
19. Les bananes Gros Michel
La banane Gros Michel était autrefois la principale variété exportée, appréciée pour sa saveur sucrée, sa robustesse et sa facilité de transport. Malheureusement, la maladie de Panama a dévasté la production commerciale au milieu du XXe siècle, laissant la Cavendish prendre sa place.
20. Eau brute
L’eau brute est devenue une tendance dans le domaine du bien-être à la fin des années 2010, lorsque l’eau de source non traitée a été commercialisée comme une alternative plus saine à l’eau du robinet ordinaire. Ce discours a séduit les personnes méfiantes à l’égard des traitements, des additifs et des réseaux d’eau municipaux. L’eau traitée existe toutefois pour une bonne raison, et l’eau non traitée peut contenir des bactéries, des parasites ou d’autres contaminants bien plus nocifs pour l’organisme.