Vous est-il déjà arrivé de manger un cheeseburger bien fondant, de vider un paquet entier de chips ou de boire un frappuccino « venti » chez Starbucks et de vous sentir immédiatement mal après ? Peut-être avez-vous eu l’estomac gonflé et des crampes, ou peut-être vous êtes-vous précipité aux toilettes. En réalité, pas besoin de manger des choses douteuses pour que votre estomac se rebelle ; même vos plats préférés peuvent perturber votre système digestif. Bien sûr, ce qui provoque une réaction chez vous n’aura pas forcément le même effet chez quelqu’un d’autre, mais les 20 aliments de cette liste pourraient tout de même vous faire réfléchir à deux fois avant de vous jeter dessus.
1. Lait
Le lait peut provoquer des ballonnements, des gaz, des nausées, des douleurs abdominales et de la diarrhée chez les personnes qui ne digèrent pas efficacement le lactose. Les symptômes peuvent apparaître en l’espace de quelques heures, bien que leur moment d’apparition et leur gravité dépendent de la quantité de lactose consommée et de la tolérance de chacun. Même une personne qui supporte habituellement un peu de lait peut se sentir mal après avoir bu un grand verre ou commandé une boisson très lactée.
2. Crème glacée
La crème glacée contient du lactose, des matières grasses et une quantité importante de sucre, autant d’éléments qui peuvent être difficiles à digérer pour un estomac sensible. Et là encore, si vous êtes intolérant au lactose, une portion généreuse peut vous provoquer des crampes et vous donner une envie pressante d’aller aux toilettes. Sa forte teneur en matières grasses peut également aggraver la diarrhée ou l’indigestion chez certaines personnes, surtout lorsqu’elle est consommée après un repas copieux.
3. Café
Le café est réputé pour stimuler le système digestif, et cet effet peut se manifester plus tôt que prévu. La caféine peut aggraver la diarrhée chez les personnes sensibles, tandis que l’acidité du café peut exacerber les brûlures d’estomac ou un estomac déjà perturbé. L’ajout de lait, de crème, d’édulcorants artificiels ou de sirops sucrés introduit encore davantage de facteurs déclencheurs potentiels dans la tasse.
4. Bonbons sans sucre
Un emballage portant la mention « sans sucre » n’est pas forcément bien toléré par votre système digestif. Les bonbons contenant des alcools de sucre tels que le sorbitol, le mannitol, le xylitol ou le maltitol peuvent provoquer des ballonnements, des crampes et de la diarrhée, en particulier lorsqu’on en consomme plusieurs à la fois. Ces édulcorants ne sont pas entièrement assimilés par tout le monde, c’est pourquoi certains emballages comportent une mise en garde concernant d’éventuels effets laxatifs.
5. Poulet frit
Le poulet frit peut provoquer des troubles digestifs, même lorsque la viande a été cuite dans les règles d’hygiène. La graisse, la panure épaisse et la forte teneur en matières grasses peuvent entraîner des nausées, une indigestion ou de la diarrhée chez les personnes sensibles aux aliments riches. Il existe également un risque sanitaire distinct si le poulet n’est pas suffisamment cuit, car la volaille doit atteindre une température interne de 165 °F pour réduire le risque d’intoxication alimentaire.
6. Les plats très épicés
Les ailes de poulet épicées, le chili et les currys très relevés peuvent provoquer des sensations de brûlure, des crampes ou de la diarrhée chez certains convives. Un plat qui semble agréablement épicé à une personne peut mettre à rude épreuve le système digestif d’une autre, surtout si celle-ci souffre déjà de brûlures d’estomac ou de selles molles. Ces désagréments s’accentuent souvent lorsque les plats épicés sont également gras, huileux ou consommés en très grande quantité.
7. Haricots
Les haricots sont nutritifs, mais leurs glucides et leurs fibres peuvent provoquer une importante formation de gaz lors de la digestion. Manger un grand bol de haricots alors que l’on n’est pas habitué à des repas riches en fibres peut entraîner des ballonnements, une sensation de pression et une gêne abdominale. Pour certaines personnes, il peut être plus facile de s’y habituer en augmentant progressivement la quantité consommée plutôt qu’en mangeant d’un seul coup une portion très importante.
8. Brocoli
Le brocoli peut provoquer chez certaines personnes une gêne surprenante, bien qu’il s’agisse d’un légume parfaitement sain. Ses fibres et ses glucides fermentescibles peuvent contribuer à la formation de gaz et aux ballonnements lorsque les bactéries intestinales les décomposent. Le brocoli cru cause souvent plus de problèmes qu’une portion modérée cuite à cœur.
9. Viande de porc pas assez cuite
La viande de porc qui n’a pas atteint une température interne sûre peut vous exposer à des bactéries ou à des parasites nocifs, notamment le parasite responsable de la trichinellose. Ne vous fiez pas à la couleur de la viande ni à la clarté de son jus, car l’aspect seul ne suffit pas à garantir qu’elle est propre à la consommation. Les côtelettes, les steaks et les rôtis de porc entiers doivent atteindre au moins 145°F et reposer pendant trois minutes, tandis que la viande de porc hachée doit atteindre 160°F. L’utilisation d’un thermomètre alimentaire est le moyen le plus fiable de s’assurer qu’elle est cuite à point sans la dessécher inutilement.
10. Pommes
Une pomme peut sembler être l’un des en-cas les plus sains qui soient, mais son fructose et ses fibres ne conviennent pas à tous les systèmes digestifs. Les personnes qui assimilent mal le fructose peuvent souffrir de ballonnements, de flatulences, de douleurs abdominales ou de diarrhée après avoir mangé certains fruits. Les pommes peuvent s’avérer encore plus difficiles à tolérer lorsqu’on en mange plusieurs à la fois, qu’on les associe à du jus de pomme ou qu’on les consomme alors qu’on souffre déjà d’un trouble gastrique.
11. Les bananes
Les bananes sont généralement faciles à digérer, mais en manger plusieurs d’un coup peut provoquer chez certaines personnes des sensations de ballonnement, des flatulences ou de la constipation. Les bananes moins mûres contiennent davantage d’amidon résistant, qui peut être plus difficile à digérer pour les systèmes digestifs sensibles. Paradoxalement, les bananes peuvent également constituer un en-cas utile lorsque vous souffrez déjà de maux d’estomac, car elles sont fades et apportent du potassium, un électrolyte qui peut être perdu lors de selles fréquentes. Elles ne remplacent bien sûr pas à elles seules une bonne hydratation, mais elles peuvent faire partie d’un repas bien toléré pendant que votre estomac se remet.
12. Un paquet entier de chips
Même si vous avez très envie de vider le paquet dès que vous l’ouvrez, manger tout un paquet de chips peut rapidement vous donner la nausée, vous faire gonfler, vous donner soif ou vous procurer une sensation de satiété désagréable. Le mélange de graisse, de sel et d’assaisonnement prononcé peut également provoquer des brûlures d’estomac ou de la diarrhée, surtout si vous avez l’estomac sensible. Le temps que votre corps s’adapte, vous pourriez déjà souffrir de crampes, d’indigestion ou ressentir un besoin, hum, urgent d’aller aux toilettes.
13. Cheeseburgers
Un cheeseburger rassemble en un seul repas plusieurs éléments susceptibles d’irriter l’estomac. Le bœuf gras peut alourdir l’estomac, le fromage peut provoquer des symptômes chez les personnes intolérantes au lactose, et les sauces peuvent apporter des épices, du sucre ou encore davantage de matières grasses. Si le bœuf haché n’est pas assez cuit, le risque passe d’une indigestion passagère à une éventuelle intoxication alimentaire ; il est donc tout aussi important de bien cuire la viande que de veiller à la taille des portions.
14. Pâte à cookies crue
Oui, même si tout le monde adore la pâte à cookies, en grignoter une cuillerée comporte des risques qui vont bien au-delà des jaunes d’œufs crus. La farine non cuite, par exemple, peut contenir des germes, et les œufs crus peuvent également être contaminés, ce qui signifie que goûter la pâte avant la cuisson peut provoquer une grave intoxication alimentaire. L’option la plus sûre est une pâte comestible préparée avec de la farine traitée thermiquement et ne contenant aucun ingrédient cru.
15. Œufs mous ou coulants
Beaucoup de gens apprécient les jaunes coulants, mais les œufs qui n’ont pas été cuits à cœur peuvent présenter un risque plus élevé pour la sécurité alimentaire que les œufs bien cuits. Une contamination ne modifie pas nécessairement l’odeur, l’aspect ou le goût d’un œuf ; il est donc impossible de juger de sa sécurité en se basant uniquement sur son apparence dans l’assiette. Les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées et toute personne dont le système immunitaire est affaibli doivent faire preuve d’une prudence particulière face aux œufs insuffisamment cuits.
16. Restes
Ce plat à emporter qui traîne au fond de votre réfrigérateur n’est peut-être plus propre à la consommation, même s’il sent encore normal. La plupart des restes cuits doivent être consommés ou congelés dans les trois à quatre jours, tandis que les aliments périssables doivent être réfrigérés dans les deux heures suivant leur service ou leur achat. De plus, les aliments laissés dans une voiture chaude peuvent devenir impropres à la consommation après seulement une heure, en particulier lors de journées caniculaires où la température dépasse les 90°F. Lorsque vous ne savez plus depuis combien de temps un repas est resté à l’air libre ou a été conservé, il vaut sans doute mieux le jeter plutôt que de le goûter pour vérifier.
17. Salade en sachet
Les salades en sachet sont pratiques, mais les légumes verts à feuilles sont généralement consommés sans passer par une étape de cuisson qui permettrait d’éliminer les germes nocifs. Une contamination peut survenir pendant la culture, la transformation, le transport ou la préparation, et la mention « prélavé » ne garantit pas que le produit soit totalement exempt de risques. Conservez les légumes verts emballés au réfrigérateur, respectez les dates de péremption indiquées et jetez les feuilles qui semblent visqueuses ou avariées.
18. Charcuterie
La charcuterie peut parfois être porteuse de Listeria, une bactérie particulièrement préoccupante pour les femmes enceintes, les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est affaibli. La réfrigération ralentit la prolifération bactérienne, mais n’élimine pas nécessairement l’organisme. Il est souvent conseillé aux personnes à haut risque de réchauffer la charcuterie jusqu’à ce qu’elle soit très chaude, plutôt que de la consommer directement à la sortie de son emballage.
19. Huîtres crues
Les huîtres sont certes un mets courant au restaurant, mais les consommer crues prive l’organisme de la protection offerte par une cuisson à cœur. Elles peuvent être porteuses de bactéries et de virus nocifs sans pour autant présenter un aspect, un goût ou une odeur de denrée avariée. Les personnes souffrant d’une maladie du foie, d’un système immunitaire affaibli ou de toute autre affection augmentant le risque d’infection grave doivent faire preuve d’une prudence particulière avec les fruits de mer crus.
20. Boissons sucrées riches en calories
Un café très sucré, une boisson mélangée ou même votre boba préféré peuvent vous causer des maux d’estomac plus vite que vous ne le pensez. Outre leur forte teneur en sucre, les boissons agrémentées de sirops, de crème sucrée, de crème fouettée et de garnitures croquantes peuvent contenir suffisamment de produits laitiers et de matières grasses pour provoquer des ballonnements, des nausées, des brûlures d’estomac ou de la diarrhée chez les personnes sensibles. Mieux vaut vous limiter à une par semaine, voire une toutes les deux semaines.