20 plats qui demandent beaucoup de travail et qui ne valent presque jamais la peine d’être préparés à la maison
Certains plats valent la peine d’être préparés maison, tandis que d’autres semblent bien décidés à vous accaparer toute la journée. Ils nécessitent un équipement spécifique, des temps d’attente interminables, un nettoyage fastidieux, un timing précis, ou encore tellement d’étapes que vous en venez à remettre en question chaque décision qui vous a conduit à choisir cette recette. Certes, le fait maison peut être merveilleux, mais parfois, le supermarché, la boulangerie, le boucher, le restaurant ou le rayon surgelés vous rendent un véritable service. Voici 20 plats qui demandent plus d’efforts que la bouchée finale ne le justifie honnêtement.
1. Croissants
Les croissants sont délicieux, mais les préparer correctement chez soi demande beaucoup d’engagement. Il faut étaler la pâte, la plier, la mettre au frais, la laminer avec du beurre et la manipuler avec précaution pour que les couches restent bien distinctes. Une cuisine trop chaude ou un geste trop précipité peut tout gâcher. À moins que vous n’aimiez organiser votre journée en fonction de la température du beurre, une bonne boulangerie est généralement le choix le plus judicieux.
2. Pâte feuilletée
La pâte feuilletée maison semble impressionnante, jusqu’à ce qu’on se rende compte du temps qu’il faut passer à l’étaler et à la mettre au frais. Cette pâte repose en effet sur des couches de beurre et de farine qui doivent rester froides tout au long des multiples plis successifs. La pâte feuilletée du commerce fait partie de ces rares raccourcis que même les cuisiniers expérimentés apprécient.
3. Pâte phyllo
La pâte filo est délicate, fine et extrêmement exigeante. L’étaler à la main pour obtenir des feuilles fines comme du papier demande du savoir-faire, de la patience et une grande surface de travail. De plus, elle sèche rapidement, ce qui ajoute une bonne dose de stress à toute cette opération. En l’achetant surgelée, vous évitez cette épreuve émotionnelle et passez directement à la préparation du baklava.
4. Bagels
Les bagels ne sont pas simplement des pains ronds. Pour obtenir un vrai bagel, il faut généralement pétrir la pâte, la façonner, la laisser lever, la faire bouillir, la garnir, puis la cuire à haute température. Ce processus peut être gratifiant une ou deux fois, mais cela représente aussi beaucoup de travail pour un résultat qu’une boulangerie locale spécialisée dans les bagels peut déjà réaliser mieux, et à moindre coût.
5. Bouillon de ramen
La préparation d’un véritable bouillon de ramen peut prendre plusieurs heures et nécessiter une multitude d’ingrédients. Os, herbes aromatiques, tare, huiles, garnitures, nouilles et timing : tout doit s’harmoniser à la perfection. Le résultat final est peut-être délicieux, mais le nettoyage qui suit peut vous donner l’impression d’avoir ouvert un restaurant par inadvertance.
6. Sushi
Les sushis semblent simples, car les meilleures préparations sont épurées et minimalistes. À la maison, cependant, il faut du riz adapté, un assaisonnement soigné, du poisson frais, des couteaux bien aiguisés, une bonne technique de roulage et beaucoup de sérénité. Se procurer des produits de la mer sûrs et de grande qualité peut également s’avérer plus compliqué qu’on ne le pense.
7. Tamales
Les tamales sont très appréciés, et pour cause, mais leur préparation est rarement rapide. Il faut préparer les garnitures, faire tremper les feuilles de maïs, mélanger la masa, assembler chaque tamal et les cuire à la vapeur par lots. De nombreuses familles en font la préparation une activité collective, car s’y atteler seul peut s’apparenter à une épreuve d’endurance. Si vous souhaitez simplement un dîner pour deux, acheter des tamales auprès d’un professionnel peut s’avérer un choix plus judicieux.
8. Grain de beauté
Le mole est un plat riche, complexe et délicieux, mais sa préparation peut nécessiter une longue liste d’ingrédients et beaucoup de minutie. Faire griller, mixer, laisser mijoter, équilibrer les épices et ajuster la texture : tout cela prend du temps. Cette sauce récompense la patience, mais elle ne s’invite pas vraiment lors d’un mardi décontracté.
9. Pho
Le bouillon du pho tire sa richesse d’une longue cuisson à feu doux, d’épices grillées, d’os, d’herbes aromatiques et d’un écumage minutieux. Ce n’est pas extrêmement difficile, mais cela demande du temps, de l’attention et pas mal d’ingrédients spécifiques. Et après tout ça, il faut encore prévoir des nouilles, des herbes, de la viande, du citron vert et des garnitures prêtes à l’emploi. Un bol fumant acheté dans un restaurant spécialisé dans le pho semble souvent être une meilleure option.
10. Des pâtes fraîches pour un grand nombre de convives
Préparer des pâtes fraîches peut être un plaisir quand on en fait en petite quantité, mais quand il s’agit de nourrir tout un groupe, l’ambiance change vite. Étaler la pâte, la découper, la saupoudrer de farine, la farcir, lui donner sa forme et cuire suffisamment de pâtes pour plusieurs personnes demande un véritable effort. Les pâtes farcies, comme les raviolis, impliquent encore plus d’étapes et augmentent le risque que la farce s’échappe.
11. Boulettes
Les raviolis, c’est délicieux, mais leur préparation peut vite se transformer en un véritable marathon : découper, farcir, plier, sceller et cuire. Les premiers sont un vrai plaisir, puis on se rend compte qu’il reste encore 43 feuilles de pâte à traiter. Préparer des raviolis maison vaut le coup en tant qu’activité conviviale, surtout avec de l’aide, mais quand on est seul un soir de semaine, le sachet de raviolis surgelés dans le congélateur n’est pas votre ennemi.
12. Macarons français
Les macarons français sont minuscules, jolis et réputés pour être très capricieux. La pâte doit être mélangée à la perfection, les coques doivent sécher correctement et les conditions de cuisson peuvent être impitoyables. La moitié du temps, quand on se retrouve avec des macarons fissurés sur le dessus, creux au centre ou qui refusent de former des « pieds », on ne comprend même pas ce qui a pu mal tourner. Les acheter en boulangerie semble beaucoup moins personnel quand on se souvient à quel point leur préparation peut être délicate.
13. Bœuf Wellington
Le bœuf Wellington fait forte impression, mais il dégage l’assurance d’un plat qui sait qu’il est capable de gâcher votre après-midi. Il faut savoir jongler entre un bœuf tendre, une duxelle de champignons, du prosciutto, de la pâte feuilletée et un timing précis pour que tout cuise à la perfection. Si la pâte feuilletée devient molle ou si le bœuf est trop cuit, la déception vous coûtera cher.
14. Poulet frit
Le poulet frit fait maison, c’est un vrai régal, mais c’est aussi salissant, chaud et fastidieux. Le saumurage, la panure, la friture par petites quantités, le contrôle de la température de l’huile et le nettoyage de la graisse sur toutes sortes de surfaces : tout cela demande du travail. La récompense est à la hauteur, mais l’odeur qui persiste plus longtemps que les invités l’est tout autant.
15. Beignets
Les beignets tout juste sortis du four semblent être un vrai régal, jusqu’à ce qu’on doive se retrouver face à la pâte levée, aux temps de levage, à l’huile bouillante, au glaçage, à la garniture et au nettoyage. Il vaut mieux les déguster tout de suite, ce qui fait que tout ce travail disparaît presque trop vite. À moins qu’il ne s’agisse d’un projet spécial, la douzaine dans sa boîte rose mérite bien tout le respect qu’on lui porte.
16. Croquembouche
Le croquembouche est une tour de choux à la crème assemblés à l’aide de caramel ; c’est donc naturellement à la fois magnifique et stressant. Il faut préparer la pâte à choux, la crème pâtissière, le caramel, puis assembler le tout avant que le sucre ne décide de faire des siennes. Pour la plupart des gens, il vaut mieux l’admirer que de s’y essayer.
17. Cassoulet
Le cassoulet est un plat réconfortant, copieux et profondément traditionnel, mais sa préparation ne se fait pas à la hâte. Haricots, canard, saucisses, viande de porc, herbes aromatiques et cuisson lente s’associent au fil d’un long processus. Ce plat n’est pas impossible à réaliser, mais il nécessite de l’organisation et un appétit suffisamment vorace pour justifier l’effort.
18. Nouilles étirées à la main
C’est un vrai plaisir de regarder la fabrication des nouilles étirées à la main, mais c’est bien plus difficile à maîtriser qu’il n’y paraît. La pâte doit avoir la bonne texture et la bonne élasticité, et il faut une technique particulière ; l’étirer de manière uniforme demande de l’entraînement. Pour un débutant, une fournée peut très vite passer de nouilles à chaos.
19. Canard laqué
Le canard laqué est un grand classique de la restauration, car sa préparation est très élaborée. Une préparation dans les règles de l’art peut impliquer de faire sécher le canard, de gonfler sa peau, de le badigeonner d’un glaçage, de le rôtir et d’obtenir une peau croustillante et une chair tendre. Il faut également des crêpes, de la sauce, des oignons verts et un découpage soigné pour que le plat soit complet. Cela représente beaucoup de travail, avant même d’en arriver au moment où tout le monde se jette dessus.
20. Pithivier aux ormeaux
Le pithivier aux ormeaux est le genre de plat qui fait forte impression avant même que l’on se rende compte de tout ce qu’il exige de soi. Il faut manipuler les ormeaux avec précaution, préparer une farce savoureuse, envelopper le tout dans de la pâte feuilletée, bien sceller les bords, inciser le dessus, mettre au frais, puis cuire au four sans altérer la texture à l’intérieur. Comme les ormeaux sont chers et qu’il est facile de trop les cuire, l’enjeu semble bien plus important qu’il ne devrait l’être pour un projet culinaire à la maison.