Avant, il était facile de faire la différence entre un petit plaisir et un produit de première nécessité. Une bouteille de vin haut de gamme, c’était un petit luxe. Une douzaine d’œufs, une plaquette de beurre et un paquet de café, c’était juste ce qu’on achetait en rentrant chez soi. Puis les prix ont commencé à grimper de manière presque extrême, et soudain, les produits les plus simples dans le caddie ont commencé à paraître étrangement chers. Voici vingt produits de base du quotidien qui, d’une manière ou d’une autre, ont franchi la ligne entre le quotidien et le luxe avant même que la plupart d’entre nous aient eu le temps de s’en rendre compte.
1. Œufs
Les œufs ont toujours été la solution de secours. Un dîner bon marché, un petit-déjeuner rapide, une petite pâtisserie de secours, et la seule chose sur laquelle on pouvait compter quand le frigo semblait vide. Puis, un jour, tu as regardé l’étiquette de prix et tu es resté là à faire le calcul devant une boîte d’œufs, comme s’il s’agissait d’un appareil électronique.
2. Beurre
Avant, le beurre, c’était une valeur sûre. Il trônait tranquillement dans le caddie, et personne ne se demandait si ça valait le coup de faire des toasts cette semaine-là. Aujourd’hui, même le simple bloc de beurre non salé peut nous faire hésiter, surtout quand les préparations des fêtes transforment six barquettes en une petite décision financière.
3. Huile d'olive
Il fut un temps où l’huile d’olive trônait tranquillement près de la cuisinière et où on la versait d’un geste désinvolte. Aujourd’hui, on incline la bouteille comme si on dosait un médicament. Quand un produit de base du garde-manger commence à paraître trop précieux pour faire rôtir des légumes, c’est qu’il y a clairement quelque chose qui ne tourne pas rond.
4. Café
Le café n’a jamais été vraiment gratuit, mais ça restait tout de même abordable. On achetait un paquet, on préparait une cafetière, et on passait à autre chose. Aujourd’hui, même se faire un café chez soi peut sembler étrangement cher, ce qui est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui cherchent à éviter de dépenser de l’argent dans les cafés.
5. Jus d'orange
Autrefois, le jus d’orange était le produit le plus banal du rayon petit-déjeuner. Il était simplement là, bien frais et toujours disponible, juste à côté du lait. Aujourd’hui, un carton coûte si cher qu’on se demande si tous les acteurs de la filière des agrumes ne traversent pas une période difficile.
6. Céréales
Le prix des céréales a connu l’une des hausses les plus surprenantes au supermarché. La boîte a toujours l’air aussi attrayante, avec autant d’air à l’intérieur, mais elle coûte désormais si cher que manger des flocons d’avoine donne l’impression d’être un choix financier judicieux. Payer le prix fort pour ce qui n’est en fait que du sucre croquant a perdu tout son attrait.
7. Bacon
Autrefois, le bacon faisait partie de ces petits extras du week-end qui restaient abordables. On achetait un paquet, on le cuisait en entier, et on acceptait de nettoyer la graisse comme faisant partie du jeu. Aujourd’hui, on a parfois l’impression que c’est un produit qu’on n’achète que lorsqu’on reçoit des invités, comme si le bacon avait en quelque sorte été promu.
8. Viande hachée
Autrefois, le bœuf haché était l’ingrédient incontournable du dîner. Tacos, sauce pour pâtes, hamburgers, boulettes de viande… tout provenait d’un seul paquet fiable qui ne pesait pas trop sur le budget. Aujourd’hui, on le prend en main, on vérifie le poids, on regarde le prix, et on se met discrètement à penser aux haricots.
9. Fromage
Le fromage a toujours eu un côté luxueux, c’est vrai, mais les fromages classiques n’étaient pas censés faire partie de cette tendance. Le cheddar pour les sandwichs et la mozzarella pour les pizzas semblaient autrefois tout à fait normaux. Ces derniers temps, même les fromages de tous les jours semblent avoir rejoint le rayon des produits artisanaux.
10. Pain
Le pain, c’est un peu comme la musique d’ambiance dans le domaine culinaire. Il est censé être là sans se faire remarquer. Mais quand une bonne miche de pain commence à coûter si cher qu’on en vient à comparer les marques, les formats et les étiquettes des boulangeries pendant cinq minutes d’affilée, le pain perd alors son caractère modeste.
11. Essuie-tout
Autrefois, les rouleaux de papier essuie-tout n’étaient qu’un simple produit de consommation courante sans grand intérêt. Personne ne s’y intéressait vraiment, si ce n’est peut-être pour choisir la marque qui offrait la meilleure perforation. Aujourd’hui, ces paquets géants peuvent peser dans le panier comme s’il s’agissait d’un achat plus important, et tout à coup, tout le monde se rabat sur de vieux chiffons.
12. Lessive
La lessive fait partie de ces produits dont on ne peut pas vraiment se passer, à moins d’être prêt à mener un mode de vie très particulier. C’est ce qui rend ces hausses de prix d’autant plus difficiles à accepter. Payer un prix exorbitant juste pour que ses vêtements sentent vaguement le propre et ne suscitent pas de soupçons semble profondément injuste.
13. Liquide vaisselle
Le liquide vaisselle semble trop petit et trop banal pour coûter cher, et c’est peut-être pour ça qu’il prend les gens au dépourvu. On le jette dans le caddie en pensant qu’il ne pèsera pas lourd dans le compte, puis on remarque que le total grimpe quand même. Difficile de ne pas en vouloir à une bouteille de liquide vaisselle d’avoir de grandes ambitions.
14. Papier hygiénique
Le papier toilette a déjà connu une période dramatique, et pourtant, il est resté cher par la suite. C’est peut-être ce qui est le plus agaçant. Lorsqu’un produit a semé la panique parmi la population puis s’installe dans une fourchette de prix durablement plus élevée, il ne donne plus l’impression d’être un simple produit en papier, mais plutôt une facture de services publics.
15. Sacs poubelle
Les sacs poubelle sont une pure nécessité. Il n’y a là ni glamour, ni fantaisie, ni petit rituel pour justifier leur prix. C’est précisément pour cela qu’il semble absurde qu’un paquet coûte assez cher pour vous amener à vous demander à quelle fréquence votre foyer a le droit de produire des déchets.
16. Lait
Le lait a toujours été un produit de base. Même ceux qui n’en achetaient qu’occasionnellement savaient à peu près combien il devait coûter. Aujourd’hui, cette bouteille familière peut sembler étrangement chère, surtout quand on achète déjà des céréales, du café et tout ce qui va de pair avec le lait.
17. Yaourt
Avant, le yaourt était le genre de produit qu’on achetait en grande quantité sans y réfléchir. Quelques pots pour le petit-déjeuner, un grand pot pour les smoothies, peut-être un autre pour les paniers-repas. Aujourd’hui, ces jolis petits pots finissent vite par coûter cher, et ce choix sain commence à sembler étrangement onéreux.
18. Pommes
Les pommes ont toujours la réputation d’être un aliment sain, mais leur prix peut vite vous faire passer l’envie. On y va en s’attendant à acheter le fruit le plus basique qui soit, et on en ressort avec l’impression d’avoir acheté un produit rare et importé. On vit une époque étrange où acheter quelques Honeycrisps relève presque de l’audace financière.
19. Riz
Le riz était censé être une valeur sûre. Il permettait d’étirer les repas, de nourrir les familles et constituait sans difficulté la base d’une douzaine de dîners à petit prix. Lorsque même le prix du riz commence à grimper petit à petit, cela envoie un message très clair : les anciennes règles des courses alimentaires ne s’appliquent plus.
20. Déjeuner à l'extérieur
Avant, aller déjeuner à l’extérieur était un petit plaisir sans conséquence qu’on s’accordait volontiers lors d’une journée chargée. Rien d’extraordinaire, juste un sandwich, une boisson, peut-être des frites si la semaine avait été particulièrement pénible. Aujourd’hui, un simple repas sur le pouce peut coûter si cher que manger les restes ne semble pas seulement raisonnable, mais aussi, d’une certaine manière, un privilège.