À l’âge d’or de l’aviation, prendre l’avion n’était pas cette expérience exiguë où l’on se battait pour les tablettes rabattables que de nombreux voyageurs connaissent aujourd’hui. Des années 1950 jusqu’aux débuts de l’ère des avions à réaction, les compagnies aériennes offraient souvent aux passagers des vols long-courriers des repas complets servis dans de vraies assiettes, avec des couverts en métal, des serviettes en lin, de la verrerie, et suffisamment de cérémonie pour que la cabine ressemble davantage à un restaurant chic qu’à un bus volant. Tout le monde ne pouvait pas s’offrir ce genre de voyage, ce qui contribuait à donner à ce service un caractère si prestigieux. Pour les passagers chanceux de première classe, un dîner à 9 000 mètres d’altitude pouvait se composer de viandes découpées à la volée, de fruits de mer, de sauces françaises et de desserts qui n’étaient certainement pas emballés dans du plastique. Voici 20 repas luxueux qui étaient servis à bord des avions à l’âge d’or de l’aviation.
1. Homard Thermidor
Le homard Thermidor était exactement le genre de plat qui donnait aux voyages en avion du milieu du siècle dernier un cachet incroyablement glamour. La chair onctueuse du homard était servie dans une sauce crémeuse au fromage et à la moutarde, le tout présenté avec le raffinement d’un restaurant. Ce n’était pas le plat le plus facile à préparer ni à servir en vol, ce qui le rendait d’autant plus somptueux.
2. Chateaubriand
Chateaubriand a apporté le luxe des steakhouses à bord de l’avion. Ce filet de bœuf coupé en tranches épaisses était souvent découpé ou servi avec une sauce, des légumes et des pommes de terre, donnant aux passagers l’impression de prendre un véritable dîner de gala. C’était le genre de repas qui suggérait que prendre l’avion était un événement, et pas seulement un moyen de transport.
3. Canard rôti à l'orange
Le canard rôti à l’orange figurait parmi les plats phares des menus raffinés, car il avait une consonance chic et offrait une saveur riche. L’association de la peau croustillante du canard et de la sauce sucrée aux agrumes conférait à ce plat une touche typiquement française. Les compagnies aériennes appréciaient particulièrement ce genre de repas, car ils donnaient au voyage une dimension internationale avant même que l’avion n’ait atterri.
4. Service de caviar
Le service de caviar était l’un des signes les plus évidents que l’on ne voyageait pas en classe économique. Les passagers pouvaient se voir servir du caviar accompagné de petits morceaux de pain grillé, d’œufs hachés, d’oignons, de citron ou de crème fraîche, le tout présenté avec le soin habituellement réservé aux grands restaurants. Il ne s’agissait pas tant de vous rassasier que de vous rappeler que vous étiez traité avec une grande générosité.
5. Bœuf Wellington
Le bœuf Wellington était un plat ambitieux à proposer en vol, car il s’agissait de viande de bœuf tendre enrobée de pâte feuilletée, souvent accompagnée d’une duxelle de champignons. Bien préparé, il était impressionnant à regarder et offrait un goût somptueux, ce qui en faisait un choix idéal pour le menu d’une compagnie aérienne de luxe. Une pâte feuilletée croustillante en altitude, c’est tout un défi, et franchement, il faut le reconnaître.
6. Assiette de saumon fumé
Le saumon fumé était un choix raffiné, car il offrait une touche d’élégance sans nécessiter de préparation fastidieuse à bord. Il était souvent accompagné de câpres, de citron, d’oignon, de beurre, de pain ou de petites salades. Ce plat convenait particulièrement bien en entrée, offrant aux passagers un mets léger mais indéniablement raffiné.
7. Poulet à la Kiev
Le poulet à la Kiev a apporté une touche de fantaisie au plateau de la compagnie aérienne. Ce plat se composait d’un morceau de poulet pané fourré au beurre aux herbes, qui fondait à la découpe, conférant à l’ensemble un aspect agréablement théâtral. C’était un plat riche et copieux, bien plus accessible que certaines options gastronomiques plus intimidantes.
8. Carré d'agneau
Le carré d’agneau était un autre plat qui donnait aux repas servis en avion des allures de dîner raffiné. Accompagné d’herbes aromatiques, de pommes de terre, de légumes ou d’une sauce classique, il avait toute l’élégance d’un dîner d’hôtel. L’agneau avait également quelque chose de spécial, car il sortait davantage de l’ordinaire que le poulet ou le bœuf.
9. Sole à la meunière
La sole meunière a fait découvrir la cuisine française raffinée à base de fruits de mer aux passagers aériens. Ce poisson était généralement préparé avec du beurre, du citron et du persil, ce qui lui conférait une saveur légère mais raffinée. Servir un poisson aussi délicat dans un avion peut sembler risqué, mais les menus de l’âge d’or adoraient relever ce genre de défi.
10. Côte de bœuf découpée à table
Le service de côtes de bœuf donnait à la cabine l’impression d’être une salle à manger ambulante, ou plutôt volante. Dans les classes supérieures, le rôti de bœuf pouvait être découpé directement sur un chariot et servi avec des pommes de terre, des légumes, du raifort ou du jus de viande. La mise en scène comptait presque autant que la viande elle-même.
11. Cocktail de crevettes
Le cocktail de crevettes était une entrée classique et raffinée qui s’inscrivait parfaitement dans le style culinaire du milieu du siècle. Ces crevettes froides, servies avec une sauce cocktail, un quartier de citron et une présentation soignée, donnaient aux passagers l’impression que le repas commençait en grande pompe. Il y a quelque chose de merveilleusement rétro à débuter un vol avec des crevettes fraîches et en toute sérénité.
12. Coq au vin
Le coq au vin offrait aux passagers un plat de poulet mijoté au vin, riche en saveurs et empreint de charme français. Il comprenait généralement des champignons, des oignons, des herbes aromatiques et une sauce qui donnait au simple poulet une dimension bien plus raffinée. Pour les compagnies aériennes soucieuses de projeter une image sophistiquée, ce type de plat jouait un rôle essentiel.
13. Escalopes de veau
Les escalopes de veau constituaient un plat raffiné, de style continental, qui figurait sur les menus haut de gamme de l’époque. Elles pouvaient être panées, sautées ou servies en sauce, selon la compagnie aérienne et la liaison. Ce plat donnait une impression de raffinement et rappelait la cuisine d’un restaurant, surtout lorsqu’il était accompagné de légumes et de pommes de terre.
14. Pâté et tartine
Le service de pâté apportait une touche de luxe d’antan aux vols long-courriers. Servi avec des toasts, des crackers, des cornichons ou de petites garnitures, il constituait une entrée raffinée avant le plat principal. Riche et onctueux, il s’adressait tout particulièrement aux passagers qui appréciaient un dîner servi en plusieurs services.
15. Filet mignon
Le filet mignon s’imposait naturellement dans les menus de première classe, car il évoquait le confort, le luxe et une élégance sans prétention. Cette coupe de viande, tendre et relativement raffinée, était souvent servie avec une sauce, des légumes et des pommes de terre. Elle offrait aux passagers un luxe familier sans pour autant exiger trop d’audace culinaire.
16. Baked Alaska
L’Alaska au four était le genre de dessert qui donnait aux repas servis en avion un côté presque théâtral. L’association du gâteau, de la glace et de la meringue dorée offrait un spectacle saisissant et procurait une merveilleuse sensation d’opulence. Le servir à bord d’un avion demandait une certaine organisation, ce qui le rendait d’autant plus impressionnant.
17. Petit-déjeuner au champagne
Sur certains vols haut de gamme, le petit-déjeuner pouvait comprendre du champagne, ainsi que des œufs, des viennoiseries, des fruits, du poisson fumé ou un café de qualité. Il s’agissait moins d’une nécessité nutritionnelle que d’une volonté de donner au voyage un caractère festif dès le début. Boire du champagne au petit-déjeuner n’est pas une habitude courante, et c’est précisément pour cette raison que les compagnies aériennes s’en servaient pour évoquer le glamour.
18. Faisan rôti
Le faisan rôti faisait partie de ces plats qui semblaient somptueux rien qu’en figurant sur un menu. Le gibier à plumes avait un petit côté aristocratique, surtout lorsqu’il était servi avec une sauce, des légumes et une présentation soignée. Ce n’était pas le genre de repas que la plupart des passagers avaient l’habitude de manger chez eux, ce qui le rendait d’autant plus spécial à bord.
19. Cours sur les fromages français
Un assortiment de fromages bien composé pouvait transformer un repas servi en avion en une expérience digne d’un dîner au restaurant. Après le plat principal, on servait parfois aux passagers des fromages accompagnés de fruits, de crackers, de pain ou de vin. Cela permettait de prolonger le repas et conférait au vol une atmosphère de détente qui semble presque inimaginable aujourd’hui.
20. Crêpes Suzette
Les crêpes Suzette apportaient une touche d’élégance au service des desserts. Ces fines crêpes accompagnées d’une sauce à l’orange, de beurre, de sucre et parfois de liqueur offraient aux passagers une fin de repas douce et raffinée. Dans les cadres les plus prestigieux, ce plat pouvait s’accompagner d’un service à table et d’une mise en scène gastronomique à l’ancienne.