Bacon et beurre : 10 aliments dont les Américains sont étrangement accros et 10 qu’ils refusent de manger
Du beurre frit aux « pigs in a blanket » enrobés de bacon, la culture culinaire américaine est, sans grande surprise, assez prévisible. Certains plats reviennent sans cesse sur le devant de la scène, et parfois, l’engouement pour certains mets est si profond que les Américains en viennent à créer leurs propres recettes en mélangeant tout et n’importe quoi pour obtenir un gratin à la « Frankenstein ». Et pourtant, ils ne sont pas toujours aussi audacieux. Voici 10 aliments auxquels les Américains sont étrangement attachés — et 10 autres qu’ils refusent de toucher même avec une perche de 10 pieds.
1. Sauce ranch
Dans les habitudes alimentaires américaines, la sauce ranch a largement dépassé le cadre de la salade. On y trempe les bords de pizza, les frites, les ailes de poulet, les légumes, les sandwichs et pratiquement tout ce qui est frit. Sa texture onctueuse et sa saveur aux herbes en font un choix sûr et fiable lorsqu’un plat a besoin d’un peu plus d’onctuosité ou de piquant. Dans certaines régions du pays, la sauce ranch n’est pas tant considérée comme un condiment que comme un accompagnement incontournable.
2. Macaronis au fromage
Les macaronis au fromage occupent une place de choix dans la culture culinaire américaine des plats réconfortants. Certains préfèrent la version en boîte qu’ils mangeaient quand ils étaient enfants, tandis que d’autres préfèrent les macaronis au fromage cuits au four, avec une croûte dorée et plusieurs sortes de fromages. Ce plat plaît parce qu’il est simple, onctueux, crémeux et facile à personnaliser avec des garnitures, des protéines ou des épices. Même lorsqu’il est servi en accompagnement, il est souvent considéré comme l’élément le plus important de l’assiette.
3. Barbecue
Aux États-Unis, le barbecue n’est pas simplement un plat ; c’est un ensemble de traditions régionales que les gens défendent avec une véritable ferveur. La poitrine de bœuf texane, le porc effiloché de Caroline du Nord, les côtes levées de Kansas City et le barbecue à la mode de Memphis comptent tous des adeptes fidèles qui accordent une grande importance à la fumée, à la sauce, à l’assaisonnement et au temps de cuisson. Cette obsession tient à la fois à la saveur et au rituel, car le barbecue implique souvent de la patience, des moments de convivialité et une grande fierté locale. Vous ne vous contentez pas de manger de la viande ; vous entrez dans un débat qui dure depuis des générations.
4. Du bacon
Aux États-Unis, le bacon est bien plus qu’un simple accompagnement du petit-déjeuner. On le retrouve enroulé autour d’amuse-bouches, émietté sur des salades, empilé sur des hamburgers, incorporé dans des macaronis au fromage, et même utilisé dans des desserts. Cette engouement s’explique en partie par son goût salé et fumé, mais aussi en grande partie par sa capacité à transformer facilement des plats ordinaires en mets plus gourmands.
5. Poulet frit
Le poulet frit suscite un attachement que peu d’aliments peuvent égaler. Les Américains débattent des styles régionaux, des mélanges d’assaisonnements, de la texture de la croûte, du degré de piquant, et se demandent si la meilleure version provient d’un restaurant, d’une station-service ou de la cuisine de la grand-mère de quelqu’un. Son attrait est facile à comprendre, car un bon poulet frit allie en une seule bouchée une peau croustillante, une viande juteuse et un assaisonnement relevé. C’est à la fois un plat de tous les jours, un plat de fête et un plat réconfortant.
6. Beurre
Le beurre occupe une place particulière dans la cuisine américaine, car il rehausse la saveur des plats sans demander beaucoup d’efforts au cuisinier. On le retrouve dans les biscuits, la purée de pommes de terre, les épis de maïs, les toasts, les pancakes, les pâtisseries et d’innombrables recettes de plats réconfortants. Pour beaucoup, le beurre est synonyme de chaleur et de cuisine maison, même lorsque le plat en lui-même est simple. C’est pourquoi il reste l’un de ces ingrédients vers lesquels les Américains se tournent sans cesse, même lorsque des alternatives plus légères sont disponibles.
7. Pizza
La pizza occupe une place incontournable dans la culture culinaire américaine : on la retrouve lors des fêtes, des soirées jeux, des événements scolaires et pour combler les petites faims tardives. Les gens apprécient particulièrement la facilité avec laquelle on peut la personnaliser, que l’on préfère une pizza classique au fromage, une pizza richement garnie ou une recette plus originale. Pratique, facile à partager et largement disponible, elle constitue un choix incontournable pour pratiquement toutes les occasions. Même face à un choix infini de plats, la pizza reste l’un de ces mets dont les Américains ne semblent jamais se lasser.
8. Fromage
Les Américains sont très attachés au fromage sous presque toutes ses formes, du cheddar fort à la mozzarella, en passant par les tranches de fromage fondu et les bombes aérosols. On le fait fondre sur les hamburgers, on l’incorpore dans les gratins, on l’étale sur les pizzas, on le verse sur les nachos et on en met en couches dans les sandwichs. Cette obsession tient en partie à la saveur, mais aussi à la texture, car le fromage fondu rend les plats plus copieux et plus réconfortants. Même les plats déjà riches sont souvent agrémentés d’une dose supplémentaire de fromage, car pour de nombreux Américains, « plus il y en a, mieux c’est ».
9. Hot-dogs
Les hot-dogs sont un grand classique américain que l’on retrouve partout, des barbecues dans les jardins aux matchs de baseball en passant par les stands de rue. Simples, abordables et faciles à personnaliser avec des accompagnements tels que la moutarde, le ketchup, la relish, les oignons et le chili, ils tirent une partie de leur attrait de la nostalgie liée aux réunions estivales et aux repas décontractés. Même s’ils sont basiques, les hot-dogs occupent toujours une place de choix dans la culture culinaire américaine.
10. Burgers
Les burgers restent l’une des obsessions culinaires les plus tenaces des Américains, car ils se prêtent à une personnalisation infinie. On les trouve aussi bien dans les chaînes de fast-food que lors de barbecues entre amis, dans les diners, les restaurants haut de gamme ou encore les bars sportifs, chacun ayant sa propre vision de ce qui constitue le burger parfait. La structure de base est simple, mais les garnitures, les sauces, les fromages, les pains et les modes de cuisson laissent une marge d’appréciation infinie. Pour de nombreux Américains, le hamburger est un plat familier sans pour autant être ennuyeux.
Bien sûr, l’enthousiasme américain a ses limites. Cette même culture qui célèbre le bacon sur tout peut se montrer étonnamment prudente face à des aliments inconnus, et ces 10 plats ne finiront probablement jamais dans leur assiette.
1. Abats
De nombreux Américains évitent les abats, alors même que le foie, le cœur, les rognons et d’autres morceaux sont très appréciés dans les cuisines du monde entier. Cette réticence tient généralement à l’idée que l’on se fait de ces aliments plutôt qu’à leur saveur réelle. La texture et l’odeur peuvent également mettre certaines personnes mal à l’aise si elles n’ont pas grandi en mangeant ce genre de plats. Pour les convives habitués aux steaks, aux hamburgers et aux blancs de poulet, les abats peuvent représenter un changement trop radical.
2. Sardines
Les sardines ont leurs fidèles adeptes, mais de nombreux Américains continuent de les rejeter d’emblée. Leur aspect de petits poissons entiers, leur odeur forte et leur texture huileuse peuvent pousser certaines personnes à les détester avant même de les avoir goûtées. Les conserves de poisson en général souffrent souvent d’une réputation qui ne les aide pas, en particulier auprès de ceux qui les associent à des provisions d’urgence. Malgré tout, les sardines restent un choix nutritif et savoureux pour ceux qui sont prêts à aller au-delà de la première impression.
3. Boudin noir
Le boudin noir est courant dans certaines régions du Royaume-Uni et d’Irlande, mais de nombreux Américains ont du mal à se faire à l’idée de manger du boudin noir. Son nom à lui seul peut constituer un obstacle, car il désigne précisément l’ingrédient auquel beaucoup préfèrent ne pas penser. Sa couleur sombre et sa texture dense peuvent également paraître inhabituelles à ceux qui sont habitués à des charcuteries plus douces pour le petit-déjeuner. Alors que ses adeptes apprécient sa saveur intense, les plus hésitants s’arrêtent souvent à la simple description.
4. Le durian
Le durian est réputé pour son odeur très forte, qui suffit à rebuter de nombreux Américains avant même qu’ils n’envisagent de le goûter. Ceux qui l’apprécient décrivent souvent son goût comme riche et crémeux, mais les novices ont parfois du mal à dissocier l’arôme de l’expérience gustative. Les Américains ayant généralement une préférence pour les fruits aux parfums frais, sucrés et doux, le durian peut sembler particulièrement difficile à appréhender. C’est l’un de ces aliments où la curiosité et la prudence s’affrontent souvent.
5. Fromage de tête
Malgré son nom, le « head cheese » n’est pas du fromage, et ce détail ne facilite pas vraiment les choses pour de nombreux Américains. Il est préparé à partir de viande provenant de la tête d’un porc ou d’un veau, moulée en forme de pain à l’aide de gélatine, ce qui peut donner une texture difficile à apprécier pour ceux qui n’y sont pas habitués. Son aspect peut rappeler celui de la charcuterie, mais ses ingrédients et sa texture mettent certains convives mal à l’aise. Ceux qui l’apprécient aiment souvent son côté pratique à l’ancienne, mais il reste difficile à faire accepter dans de nombreux foyers américains.
6. Les escargots
Le mot « escargot » peut sembler élégant sur un menu français, mais de nombreux Américains considèrent encore les escargots comme des créatures du jardin plutôt que comme un aliment. Ce blocage psychologique peut être plus fort que le goût lui-même, d’autant plus que les escargots sont souvent servis avec du beurre à l’ail, que les Américains apprécient généralement. La texture joue également un rôle majeur, car les aliments moelleux ou glissants peuvent susciter une réticence immédiate. Même lorsqu’ils sont bien préparés, les escargots exigent de certains convives qu’ils surmontent un malaise très particulier.
7. Pattes de poulet
Les pattes de poulet sont appréciées dans plusieurs cuisines, notamment dans les dim sum, mais de nombreux Américains hésitent à les goûter car elles ont exactement l’aspect de ce qu’elles sont. Leur forme, leurs os, leur peau et leur cartilage les rendent très différentes des morceaux désossés auxquels beaucoup de gens sont habitués. Plutôt que par leur saveur, leur attrait réside principalement dans leur texture et la sauce qui les accompagne, ce qui peut surprendre ceux qui y goûtent pour la première fois. Pour les Américains habitués aux nuggets et aux blancs de poulet, les pattes de poulet peuvent sembler inhabituelles à tous les égards.
8. L'œuf centenaire
Les œufs centenaires, également appelés « œufs conservés », peuvent rebuter de nombreux Américains en raison de leur couleur foncée et de leur arôme prononcé. Le blanc d’œuf devient translucide et prend une consistance gélatineuse, tandis que le jaune prend une texture crémeuse et une saveur prononcée et salée qui peut surprendre ceux qui y goûtent pour la première fois. Même s’ils constituent un aliment de base dans plusieurs cuisines asiatiques, leur aspect inhabituel incite souvent les gens à hésiter avant de les goûter. Ceux qui apprécient les œufs centenaires aiment leur saveur complexe, mais pour d’autres, leur aspect suffira à les dissuader d’y goûter.
9. Le haggis
Le haggis est un plat traditionnel écossais que de nombreux Américains hésitent à goûter, principalement en raison de ses ingrédients et de sa préparation. Il est composé d’abats de mouton mélangés à de l’avoine et des épices, puis cuit dans un boyau, ce qui peut paraître intimidant si l’on n’y est pas habitué. La texture et l’idée de manger des abats peuvent inciter les gens à hésiter avant d’y goûter. Bien que ceux qui l’essaient le trouvent souvent savoureux et copieux, ce plat se heurte encore à un fort préjugé chez de nombreux convives aux États-Unis.
10. Les insectes
Les insectes comestibles sont consommés dans de nombreuses régions du monde, mais la plupart des Américains restent très réticents à les considérer comme un aliment. Cette réticence tient à un conditionnement culturel, les insectes étant généralement associés à des nuisibles plutôt qu’à une source de protéines. Même rôtis, assaisonnés ou réduits en farine, ils peuvent encore susciter un certain malaise, car les gens savent ce qu’ils mangent. Pour l’instant, les insectes constituent peut-être une solution durable et pratique, mais ils sont encore loin de faire partie des habitudes alimentaires courantes des Américains.