De la dinde aux sucres d’orge : 20 plats de fête que les Américains ne mangent qu’une fois par an
Les repas des fêtes ont le don de nous prendre par surprise. On part faire ses courses comme d’habitude, et l’instant d’après, on se retrouve avec un caddie rempli de canneberges, de crème, de potiron en conserve et d’une dinde géante que personne ne veut porter. Beaucoup de ces plats sont faciles à préparer en mars ou en juillet, mais la plupart d’entre nous ne le font pas. C’est parce qu’ils sont liés à des souvenirs, à des efforts, à des habitudes familiales et à des routines réconfortantes. Voici les 20 plats de fête que les Américains ne préparent pas avant l’arrivée des fêtes.
1. Dinde rôtie
Dans de très nombreux foyers américains, la dinde rôtie entière reste le plat phare de Thanksgiving, surtout à la fin du mois de novembre. On peut bien sûr en acheter toute l’année, mais on a généralement l’impression que cela ne vaut la peine de rôtir une dinde entière que lorsqu’on reçoit beaucoup de monde.
2. Farce ou garniture
La farce, ou la « dressing » si votre famille tient absolument à utiliser ce terme, fait partie de ces plats qui semblent n’avoir leur place que lors du dîner de Thanksgiving. Le pain, le bouillon, le céleri, l’oignon, la sauge et le beurre trouvent tout leur sens aux côtés de la dinde, puis disparaissent de la table des Américains pendant les onze autres mois de l’année.
3. Sauce aux canneberges
La sauce aux canneberges a un public très restreint, et c’est justement ce qui fait son charme. Qu’il s’agisse de la version maison ou de celle en conserve qui sort du pot en un seul bloc strié, elle reste un incontournable des fêtes d’automne et d’hiver.
4. Tarte à la citrouille
La tarte à la citrouille est tellement associée à Thanksgiving qu’en voir une en avril peut paraître un peu déconcertant. Le mélange de crème pâtissière épicée, de pâte feuilletée et de crème fouettée est typique de ce repas typiquement automnal.
5. Gratin de patates douces
La casserole de patates douces ne passe que parce que la table des fêtes laisse déjà la place à des accompagnements un peu extravagants. Il faut imaginer que ce plat ferait figure d’intrus à côté d’une simple côte de porc servie un soir de semaine, et c’est justement pour ça qu’on ne le sert généralement pas.
6. Casserole aux haricots verts
La casserole de haricots verts reste un incontournable des fêtes, surtout à l’approche de Thanksgiving. Crémeuse et fondante, elle est garnie d’oignons frits. Généralement préparée à partir d’ingrédients de base que l’on défendrait bec et ongles, c’est l’un de ces plats qui ne manquent jamais en novembre.
7. Tarte aux noix de pécan
La tarte aux noix de pécan fait son apparition à l’approche de Thanksgiving et de Noël, surtout dans le Sud. Une part suffit généralement à remplir nos estomacs déjà bien remplis, mais on ne peut s’empêcher d’en reprendre une autre.
8. Canneberges
Les sucres d’orge sont indissociables du mois de décembre et, plus généralement, de la période de Noël. On les retrouve dans les chaussettes de Noël, sur les sapins, dans les bonbonnières des bureaux et au fond des poches de manteau, avant de disparaître dès que le papier d’emballage a été retiré.
9. La lait de poule
Le lait de poule fait partie de ces boissons que l’on attend avec impatience toute l’année ou que l’on évite avec une réelle conviction. Riche en œufs, en produits laitiers, en sucre et en noix de muscade, avec une touche de rhum ou de bourbon, c’est la boisson idéale pour la saison hivernale.
10. Gâteau aux fruits
Le cake aux fruits refait surface chaque Noël, avec une réputation dont il n’arrive pas à se débarrasser. Dense, regorgeant de fruits secs et de noix, il est à la fois tourné en dérision et défendu. C’est un mets que l’on offre en boîte, que l’on déguste en tranches pendant les fêtes, quelque chose que votre tante sert avec le café tout en discutant de qui en faisait le meilleur autrefois.
11. Maisons en pain d'épices et biscuits
Le pain d’épices est l’incarnation même de l’hiver. L’odeur de la mélasse et des épices donne à la cuisine une ambiance de décembre. Du moins, avant le glaçage, le toit en bonbons et la maison en pain d’épices bancale qui commence à pencher dès le deuxième jour.
12. Biscuits au sucre de Noël
Les biscuits de Noël ont une saison très courte, mais très intense. Sapins, clochettes, étoiles, cannes en sucre et petits bonhommes de neige font leur apparition lors des échanges de biscuits, des fêtes de classe et des après-midis pâtisserie en famille. Bien sûr, on les oublie dès que la saison est terminée.
13. Bûche de Noël
La bûche de Noël fait partie de ces desserts qui se font remarquer avant même qu’on y ait goûté. Ce gâteau roulé recouvert de glaçage évoque la veille ou le jour de Noël d’une manière qu’un gâteau à étages ordinaire ne parvient pas à faire.
14. Jambon de Noël glacé
Dans de nombreux foyers américains, un gros jambon glacé reste le symbole de Noël ou de Pâques. Généralement découpé en spirale et nappé d’un glaçage au miel, à la moutarde, au sucre roux ou à l’ananas, il incarne à lui seul l’ambiance festive de ces fêtes. Ce grand classique intemporel se déguste sur une planche à découper, présenté sur un beau plat, et attire toujours quelques convives qui, avant le dîner, se pressent autour pour picorer discrètement des morceaux sur les bords.
15. Haricots à œil noir et chou vert
Dans une grande partie du Sud, le jour de l’An, on ne mange pas de haricots à œil noir ni de chou vert au dîner. Les haricots symbolisent les pièces de monnaie, le chou vert l’argent, et même ceux qui lèvent les yeux au ciel devant ces rituels porte-bonheur n’hésitent pas à en prendre une cuillerée. Tu sais, juste au cas où.
16. Hoppin’ John
Le « Hoppin’ John » reprend cette tradition porte-bonheur du Nouvel An pour en faire un repas complet. Composé de haricots à œil noir, de riz et de porc, c’est un plat copieux, pratique et à l’ancienne, dans le bon sens du terme. Il est tellement associé aux festivités du Nouvel An qu’il est rare que quelqu’un le propose à un autre moment de l’année.
17. La galette des rois
La galette des rois est indissociable de la période du Mardi Gras, où l’on commence à voir apparaître ces décorations en sucre aux couleurs vives – violet, vert et or – dès la fin de l’Épiphanie. C’est à la fois une pâtisserie, un événement et une petite agitation sociale dès que quelqu’un trouve le petit bébé caché à l’intérieur.
18. Petits pains tressés
Les hot cross buns restent indissociables de la période de Pâques. Moelleux, sucrés, épicés et marqués d’une croix, ce sont ces petits pains que l’on adore pendant cette période, mais auxquels on ne repense pas avant l’année suivante.
19. Œufs farcis
Les œufs farcis ne sont pas associés à une fête en particulier, même s’ils sont particulièrement populaires à Pâques, à Thanksgiving, à Noël et lors des grandes réunions de famille. C’est le genre de plat que l’on ne prépare pas toutes les semaines, mais dès qu’il est servi, tout le monde se souvient à quel point on en avait envie.
20. Une oie rôtie ou un autre gros rôti de Noël
Un vrai rôti de Noël, qu’il s’agisse d’une oie, d’un jambon, d’une côte de bœuf ou d’un autre plat de résistance, reste dans de nombreux foyers un événement qui n’a lieu qu’une fois par an. C’est le genre de plat principal qui nécessite des chaises supplémentaires, de la belle vaisselle de service et quelqu’un pour surveiller le four toutes les 20 minutes.